[Politique]Cabral Libii recadre les militants PCRN du centre

Le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) a tenu un atelier de renforcement des capacités de ses militants du Centre pour leur inculquer l’idéologie du parti. Cabral Libii Un atelier de recadrage des militants à l’idéologie du parti. C’est l’exercice qu’a effectué Cabral Libii le 20 mars dernier à Yaoundé. A la faveur d’un séminaire de renforcement des capacités de ses militants de la région du Centre, le président du PCRN a tenu à leur rappeler les idéaux du parti. « Lorsqu’on adhère à un parti politique, on s’attache à un idéal, on partage une idée de l’Etat et beaucoup ont adhéré, il faut le reconnaitre parce qu’ils ont capté la dynamique de changement. Il y en a qui ont adhéré parce qu’ils s’attachaient à la personne que je suis. D’autres parce qu’ils ont été évangélisés par quelqu’un », a déclaré Cabral Libii. Et de rappeler « qu’il y a lieu maintenant pour qu’à l’avenir nos élus ne perdent jamais le Nord. Il y a lieu maintenant que les démembrements sont faits, de les imprégner, de leur dire voici exactement en quoi vous avez adhéré ». Ce recadrage de Cabral Libii intervient au moment où le PCRN traverse des tensions internes. Elles sont relatives à la défiance et l’indiscipline de certains de ses cadres. Le cas le plus évocateur est celui de Joseph Biyong, 5e adjoint au maire de Douala 5e qui, contre toute attente de son parti, a donné raison au leader du MRC, Maurice Kamto qui a appelé au boycott des premières régionales du pays le 6 décembre 2020. Des élections au terme desquelles le PCRN a essuyé un camouflet dans le département du Nyong et Kellé, région du Centre. Alors que le parti possède le pus grand nombre des conseillers du département natal de Cabril Libii, il n’a pas pu remporter les 15 sièges de conseillers régionaux de cette circonscription à cause des « traitres » du parti qui ont voté pour le parti présidentiel, le RDPC vainqueur au finish. Le dernier cas d’indiscipline est la tentative de destitution du maire d’Eseka, engagée par 13 conseillers sur les 25 (tous du PCRN) que compte cette municipalité du chef-lieu du département du Nyong et Kellé. Une tentative de destitution annulée par le préfet dudit département à la veille de la tenue d’une session extraordinaire de ces conseillers frondeurs le 19 mars dernier. L’autorité avait jugé cette illégale. Une situation qui avait poussé Cabral Libii à dépêcher cinq cadres du parti pour aller éteindre le feu au sein de ladite commune.

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