[Politique] Bibou Nissack se dit ‹‹ fier ›› d'être prisonnier politique

Arrêté depuis le 22 septembre dernier, le porte-parole de Maurice Kamto accepte stoïquement sort. Il demande à la population camerounaise de poursuivre le combat anti-Biya, sans lui. Dans une publication attribuée à Olivier Bibou Nissack, le porte-parole de Maurice Kamto se dit prêt à rester prisonnier aussi longtemps que possible. L’homme politique se dit « fier » d’être prisonnier et demande à la population camerounaise de poursuivre le combat anti-Biya, sans lui. « Un enfant seulement, soupçonne de fraude à l’examen s’est retrouvé, emprisonné à kondengui. Un adulte, voire une personne âgée a fraudé avec preuve à l’élection et préside impunément tout en laissant la guerre ravager le NOSO! Ne demandez pas ma libération, mais demandez et œuvrez de tout votre cœur et chacun à son niveau pour la libération du Cameroun. Paul Biya doit partir ! Qu’il démissionne ! La paix soit avec vous ! Prisonnier Politique et fier de l’être, » écrit Bibou Nissack. Privé de liberté depuis bientôt un mois Selon le parti d’opposition, le porte-parole de Maurice Kamto a été arrêté pendant qu’il a voulu sortir de son domicile. C’était le 22 septembre dernier, le jour de la marche anti-Biya. Selon Okala Ebode, le trésorier du MRC, Olivier Bibou Nissack a été conduit à la Délégation générale de la sureté nationale (DGSN). C’est le quartier général de la police nationale. A l’instar du porte-parole de Maurice Kamto, plusieurs cadres du parti ont été appréhendés à leurs domiciles en marge de ces manifestations : Alain Fogué et plusieurs autres militants. « Le fait est qu’aujourd’hui, les marches apparaissent encore comme les seuls moyens pacifiques. Ce sont les seuls. Vous voyez, ici on veut tourner en dérision. On nous a traités de petit parti et dit qu’on ne représentait rien, mais en même temps, on déploie toute l’armée nationale dans toutes les villes du Cameroun. Si cela ne traduit pas le fait qu’on a conscience que le peuple camerounais est insatisfait de la marche du pays, je ne sais pas ce que cela veut dire. » Avait expliqué le président national du MRC dans un entretien accordé à nos confrères de la Deutsche Welle.

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