[Politique] Assemblée nationale : le SDF désavoue Joshua Osih

Le député du Wouri Centre n’est pas en odeur de sainteté auprès de l’instance suprême du Social democratic front (Sdf). Joshua Osih Nabamgi a été cloué au pilori au cours de la rencontre du Comité exécutif national (Nec) qui s’est tenu au domicile du Chairman, ce samedi 13 mars 2021 à Yaoundé. En effet, ses camarades de parti n’ont pas apprécié sa participation à la mise au point faite par 66 députés (notamment du Rdpc) à l’intention du Congrès américain, le 20 février dernier. Ainsi, inscrit à l’ordre du jour des travaux de ce samedi, le «cas Osih et Cie» a’-fait l’objet d’une résolution du Nec. Cet organe marque dès lors sa désapprobation «face à la signature de la pétition écrite au congrès américain par certains membres de l’Assemblée nationale, y» compris le 1er vice-président national du parti- Honorable Joshua Osih.» Le Nec en profite pour réitérer une demande longtemps formulée par les députés Sdf depuis le début de la crise anglophone. L’ouverture d’un débat au sein du Parlement sur la situation dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. «Il (Ndlr Nec) les charge, avec la même vigueur, d’appeler le Parlement (avec la majorité obèse du Rdpc) et le chef de l’Etat à porter le problème anglophone devant le parlement pour discussion. Dans le cas contraire, les députés du Sdf signataires de cette pétition devraient retirer leurs signatures». La recommandation du Nec ne s’adresse pas uniquement à son Premier vice-président. L’honorable Osih n’est en effet, pas le seul signataire du parti de la Balance. On peut également retrouver sur cette liste, le nom de l’hohorable Njong Evartistus, député de Boyo dans le Nord-ouest. Désapprobation Approché au cours de la plénière d’ouverture le 11 mars dernier, l’honorable Joshua Osih n’a pas désiré s’exprimer sur la question. Les autres députés quant à eux ne sont pas aussi muets. C’est notamment cas de l’honorable Benilde Djeumenie député Sdf du Moungo Sud. Pour ce dernier, un tantingi désapprobateur, une discussion est impérative avec les 66 signataires de la lettre du 20 février. «Je ne suis pas signataire dé cette lettre et je ne serai jamais signataire d’une telle lettre. Pour l’instant, j’ignore les motifs pour lesquels certains députés ont signé une telle correspondance. J’ai lu le contenu et je pense que nous allons en débattre. C’est le lieu, c’est le moment. Il n’y a pas de polémique à faire. Chaque député a ses opinions, ses motivations personnelles. Maintenant, il faut aller dans le fond pour demander les raisons, les mobiles qui peuvent emmener un groupe de parlementaire à prendre une telle position. Le moment venu, nous interrogerons nos collègues, nos amis pour voir pourquoi il y a eu une telle pétition d’une partie de députés alors que c’est la Chambre entière qui doit décider. Pourquoi ne pas inscrire la crise anglophone à l’ordre du jour? C’est ce que nous attendons au lipu de faire des pétitions ». Au sein des signataires, la question est vue autrement. Selon certains députés, le Cameroun ne devrait pas rester silencieux face aux accusations qui pleuvent. «Ce que le congrès américain a écrit était condamnable. Quand on regarde le problème anglophone, on ne comprend pas ce que fait l’Amérique. Pourquoi continuent-ils à garder ceux qui financent les Ambaboys? Ce sont toujours eux qui sont les premiers à condamner. Il n’y a pas d’électricité etc. On ne peut pas rester silencieux. Pour ceux qui parlent de débat sur la crise anglophone ici, mais l’Assemblée nationale n’est pas un palais de justice», assure Simon Kumase, député Rdpc signataire de la lettre à polémique. Face à la condamnation de cette initiative le parlementaire a une parade. «Quand nous avons écrit cette lettre, tous les députés n’étaient pas à Yaoundé. C’était pendant l’intersession, donc beaucoup de députés étaient hors de la ville. Nous avons travaillé avec ceux qui étaient là». Une ligne de défense toute trouvée.

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