[Politique] 30 décembre 1982 : La lettre de Paul Biya Ahmadou Ahidjo

06 NOV 1982 – 06 NOV 2016. Cette correspondance de l’actuel chef de l’Etat à son prédécesseur est datée du 30 décembre 1982. Comme c’est le cas depuis plusieurs années, c’est dans une joie débordante que les militants du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (Rdpc), vont célébrer le 06 novembre 2019, date anniversaire de l’accession à la magistrature suprême de leur champion, Paul Biya, 37 ans déjà que celui-ci règne sur le Cameroun. Dans la liesse générale, aucun mot pour le prédécesseur de l’actuel chef de l’Etat, Ahmadou Ahidjo, celui-là même qui lui a donné volontairement le pouvoir le 06 novembre 1982. Les militants du Rdpc, dans une autocensure contagieuse, se comportent comme si ce pan de l’Histoire avait miraculeusement disparu des mémoires, comme si les deux hommes ne s’étaient jamais connus, ne s’étaient jamais appréciés. Votre journal publie ici pour vous, une lettre du Président Paul Biya adressée à son «illustre prédécesseur» et datée du 30 décembre 1982. Soit moins de deux mois après son accession au pouvoir. Ce document historique confirme ce que les observateurs de la scène politique camerounaise ont déjà noté, à savoir la continuité par Paul Biya de la ligne politique tracée par Ahmadou Ahidjo. Pour quel résultat ? Là est la grande question. Yaoundé le 30 décembre 1982 Monsieur le Président, A l’aube de l’année nouvelle, je viens respectueusement vous présenter mes vœux les plus sincères de santé, de bonheur et de prospérité pour 1983 pour vous-même, pour votre famille et pour tous ce qui vous sont chers. Les mots, Monsieur le Président, sont impuissants à traduire avec fidélité et la force nécessaires les sentiments profonds de reconnaissance et de gratitude du Cameroun pour l’œuvre colossale accomplie de main de maître à vous, au profit de la nation camerounaise. Je m’efforcerai, en ce qui me concerne de rester fidèle à ce qui me paraît être l’essentiel de vos enseignements : passion pour l’unité nationale, culte de l’Etat, défense jalouse de la souveraineté du Cameroun et du bien-être de ses habitants.

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