[NOSO] Vers une intervention militaire plus musclée

Au-delà de la mission qui lui a été assignée par le chef de l Etat, afin d évaluer la situation sécuritaire la semaine dernière dans la région du Nord-Ouest, le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, a prêté une attention particulière sur le moral et l état d esprit des forces de défense et de sécurité déployées dans cette région pour restaurer la paix. Ni la France, ni les Etats-Unis, ni la Grande Bretagne, ni aucun pays en Occident ne peut aller s’asseoir pour négocier avec des gens armés qui viennent tuer les policiers, les gendarmes, les officiers, les sous-officiers à Paris, Washington, Londres, Berlin, etc… Il est idiot de demander à d’autres de faire ce que l’on ne peut soi-même faire chez soi. L’Ethiopie compte châtier les terroristes séparatistes qui sèment la mort dans son pays partout où ils se cachent dans le monde. La ligne rouge a été franchie et seule la force militaire parlera. Les commentaires de la communauté internationale n’engagent en rien le gouvernement éthiopien qui gère au mieux ses problèmes internes ». Dixit Henok Teferra Shavyl, ambassadeur de l’Ethiopie en France qui réagissait il y a quelques jours face aux actes barbares perpétrés par les séparatistes terroristes dans son pays. Aux yeux de nombreux observateurs, la décision prise par les autorités éthiopiennes devraient s’appliquer mutatis mutandis au Cameroun où les séparatistes terroristes ont décidé de mettre en péril la vie des populations ainsi que leurs biens. Les forces de défense et de sécurité camerounaises sont-elles sur le point de muscler la riposte face aux actes de défiance des sécessionnistes terroristes ? L’on est en droit de le subodorer. Pour nos observateurs, la mission effectuée en fin de semaine dernière par le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, matérialise la détermination des pouvoirs publics à réinstaurer la paix dans cette partie du pays, déstabilisée par la crise socio-politique depuis 4 ans aujourd’hui. A ce titre, au-delà de l’engagement du ministre Joseph Beti Assomo à appliquer les hautes instructions du président de la République en vue de renforcer les mesures sécuritaires dans cette région anglophone, le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense n’a pas hésité à affronter, le 19 novembre dernier, le parcours du combattant que constitue la distance qui sépare la ville de Babadjou et celle de Bamenda pour rejoindre la capitale régionale du Nord-Ouest. Et ceci, aux côtés du chef d’Etat-major des armées, le général de corps, d’armées René Claude Meka, du délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn), Martin Mbarga Nguélé, des hauts cadres du ministère de la Défense ainsi que de nombreux officiers généraux des forces armées. Enquêtes Au regard de cet important déploiement autour du Mindef, l’on a senti la détermination du chef de l’Etat à ramener une fois pour toute la paix dans cette zone assiégée par des groupes sécessionnistes depuis près de 4 ans. La présence du Mindef Joseph Beti Assomo au chevet des blessés militaires, le 20 septembre dernier, à l’hôpital de la 5ème région militaire de Bamenda a été un véritable réconfort psychologique pour ces éléments de nos forces de défense. Sur ce point, le Mindef a accordé une attention assez particulière à ces compatriotes en détresse ayant choisi de défendre avec bravoure, honneur et fidélité l’intégrité nationale. Le lancement de l’opération « Bamenda clean » par le haut commandement militaire sur la ville de Bamenda et qui permet aujourd’hui au chef-lieu de la région du Nord-Ouest de retrouver peu à peu son rythme de vie reste un signal fort de cette volonté des forces de défense à nettoyer plus que jamais les écuries d’Augias. A ce propos, le Mindef Joseph Beti Assomo a présidé, le 20 septembre dernier, à huis clos, une réunion d’évaluation sécuritaire dans les locaux de délégation régionale du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire de Bamenda, avec le chef d’Etat-major, le général René Claude Meka, le délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn), Martin Mbarga Nguélé, le directeur général de Recherche extérieure (Dgre), Léopold Maxime Eko Eko, le gouverneur de la région du Nord-Ouest ainsi que le commandant de la 5ème région militaire de Bamenda, le général de Brigade Valère Nka. Le but de cette rencontre étant de renforcer les mesures sécuritaires face à la situation qui prévaut dans cette région en crise, le Mindef a indiqué à ce titre que « cette visite nous permet par ailleurs de mieux appréhender les conditions de vie et de travail de nos divers dispositifs sur le terrain en évaluant en même temps leur moral et leur état d’esprit ». Même si le Mindef a insisté sur le respect des règles de conduite des éléments des forces de défense et de sécurité pendant leurs opérations sur le terrain lorsqu’il indique que la présence de ceux-ci ne doit en aucun cas constituer une menace ou des ennemis quelconques, nos observateurs y voient aussi une forte détermination du Mindef à lancer l’assaut sur les différentes bases des sécessionnistes terroristes. Il fallait pour cela féliciter ceux de « nos compatriotes qui tournent progressivement le dos aujourd’hui à ces bandits ». En guise de rappel, les sécessionnistes terroristes ont récemment encore franchi la ligne rouge en massacrant d’innocents élèves dans une enceinte scolaire à Kumba. A en croire le Mindef, les rapports des enquêtes instruites par le chef de l’Etat à la suite de ces évènements horribles seront bientôt adressés à qui de droit. Le Mindef a saisi l’occasion de ce séjour dans la région du Nord-Ouest pour appeler ceux qui se trouvent encore dans la brousse à déposer les armes et de saisir la main tendue du président de la République en rejoignant les centres de désarmement et de réinsertion créées dans ce cadre avant qu’il ne soit tard. Voilà qui est dit.

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