[NOSO] Un directeur d'école publique acquitté après 18 mois de prison

Petiangma Michael Peghama était poursuivi pour complicité de sécession, suite à une dénonciation «calomnieuse». C’est le 1er septembre dernier, que M. Petiangma Michael Peghama Directeur de l’école publique de Baba 1 dans le département du Ngok-Etunja, région du Nord-Ouest a été acquitté au Tribunal militaire de Yaoundé. Selon son avocat, c’est suite à une dénonciation «calomnieuse» que son client s’est retrouvé dans les problèmes. Il devait alors répondre des faits de complicité de sécession. Cependant, pour faits non établis, il a eu gain de cause. Il avait été placé en détention provisoire à la prison centrale de Kondengui depuis avril 2020. On apprend que c’est au quartier Nkolbisson à Yaoundé, qu’il avait été interpellé. Il se trouve qu’à cause de la violence qui sévit dans les régions anglophones, il avait décidé de quitter le Nord-Ouest pour se retrouver dans la capitale. En janvier 2020, il est surpris de voir les policiers débarquer à son domicile au quartier Nkolbisson pour l’interpeller sous prétexte qu’il est un complice recherché des séparatistes. C’est son propre grand frère, un officier de police principal qui était à la tête d’une équipe des forces de l’ordre venue procéder à son interpellation, sans un mandat d’arrêt signé par une autorité judiciaire. «Je suis fier d’avoir été blanchi par la justice parce que j’ai été victime d’un acharnement. Mais je suis choqué d’avoir passé plus d’un an en prison dans mon pays. Cela prouve que dans le cadre de cette crise, beaucoup de personnes sont condamnées sur la base de rien », a déclaré Petiangma Michael Peghama dans les colonnes de notre confrère Le Jour, édition parue en kiosque ce 15 septembre 2021. Sur la dénonciation « calomnieuse », les avocats du Directeur au tribunal ont indiqué que leur client a été l’objet d’une cabale orchestrée par son propre frère. «Notre client réclamait une dette de 150 mille F.Cfa à son frère qui ne voulait pas payer cette dette. Etant officier de police, il a voulu créer une histoire pour mettre notre client en difficulté», explique Me Tanyi Amungwa, avocat de Petiangma Michael Peghama. Tout compte fait, l’enseignant est libre de tous ses mouvements depuis le 4 septembre.

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