[NOSO] Tout les Ambazoniens ne veulent pas négocier avec Yaoundé

Une frange des ambazoniens refuse à Ayuk Tabe le droit d’entamer des négociations avec Yaoundé. Sisiku Ayuk Tabe n’est pas le président de la république imaginaire d’Ambazonie. De ce fait, il n’a pas le droit de parler au nom de ladite république. C’est ce que révèle un communiqué signé par Chris Anu, qui se présente comme le Secrétaire à la Communication du gouvernement des ambazoniens. Selon ce dernier, leur leader se nomme Samuel Sako Ikome. «La déclaration attribuée au gouvernement intérimaire émanant des prisonniers maintenus derrière les barreaux, ne représente pas la position de ce gouvernement intérimaire dirigé par Dr Sako, et par la présente, nous déclinons notre responsabilité», lit-on dans ce communiqué. La déclaration dont parle Chris Anu, est celle d’Ayuk Tabe faite la semaine dernière. Rappelons que le leader anglophone incarcéré à Kondengui, a indiqué avoir ouvert la porte à un dialogue de paix avec le gouvernement. Ce dialogue doit conduire à un cessez-le-feu au Nord-Ouest et au Sud-Ouest (Noso). Il se trouve que le 2 juillet 2020, Sisiku Ayuk Tabe a été extrait de sa cellule avec Wilfried Tassang et Blaise Shufai. Ils ont été conduits à l’extérieur de la prison pour rencontrer Léopold Maxime Eko Eko, patron de la Direction générale de la recherche extérieure. Il était question pour le gouvernement de connaître les conditions posées par ces derniers pour l’obtention d’un cessez-le-feu. Selon Jeune Afrique, Ayuk Tabe a demandé que le cessez-le-feu soit annoncé publiquement par le Chef de l’Etat Paul Biya; que les militaires se retirent au Noso et qu’une amnistie générale soit prononcée en faveur des prisonniers ambazoniens, qui devront tous être relâchés. Pour Chris Anu, Ayuk Tabe est libre de négocier pour sa libération et celle de ses co-détenus. Cependant, il n’a pas reçu le mandat de négocier un cessez-le-feu au Noso.

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