[NOSO] Paris multiplie les pressions sur Yaoundé

De source bien introduite, après le Vatican, c’est au tour de la France de dire au pouvoir camerounais ses inquiétudes sur la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun. 22 février 2021, Paul Biya reçoit en audience Christophe Guilhou, l’ambassadeur de France au Cameroun. Occasion pour le diplomate arrivé en fin de séjour de marteler à nouveau la préoccupation de Paris sur le dossier dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Christophe Guilhou avait d’abord misé sur une rencontre avec le chef de l’Etat en janvier, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux, mais celle-ci avait finalement été annulée pour cause de Covid-19. « Le communiqué officiel de la présidence camerounaise a souligné les discussions au sujet de la pandémie mais, en réalité, c’est bien le « NO/SO » qui a monopolisé les échanges », lit-on dans Africa Intelligence. La France voulait absolument cet entretien qui intervient, seulement un mois avec une audience avec Pietro Parolin, le secrétaire d’Etat du Vatican qui est aussi revenu sur la situation dans le NoSo. Ferdinand Ngoh Ngoh Pendant son entretien, l’ambassadeur de France a clairement fait passer le message d’Emmanuel Macron qui réaffirme l’importance d’une solution politique et l’abandon de toute stratégie militaire dans une crise ayant déjà causé la mort de plus de 2 000 personnes et conduit à des déplacements de plus de 500 000 camerounais « Mais les membres du cabinet de Paul Biya, comme le secrétaire général de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh ou encore le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji, restent largement sourds à ces appels à la médiation et continuent à privilégier l’option militaire. Pour peser sur le régime, les pays de l’Union européenne espèrent que l’administration du président Joe Biden se mobilisera sur ce dossier, laissé largement en jachère par Donald Trump », conclut Africa Intelligence

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