[NOSO] Ntimbane Bomo : ‹‹ la guerre doit être déclenché dans le NOSO ››

L’acteur de la société civile des réconciliateurs réagit après la mort de 15 militaires au Nord-ouest. « Lorsque les sécessionnistes utilisent déjà des roquettes anti chars, détruisent les voitures blindées de l’armée, et au vu de l’équipement militaire actuel dont ils disposent, il ne s’agit plus d’une guerre asymétrique de type guérilla, mais d’une véritable armée d’agression contre notre pays. Dans ces conditions, quelque soient les motivations politiques qui sous-tendent leur lutte, l’armée doit réagir comme une armée face à une autre. En regardant la vidéo qui a coûté la mort à 15 de nos soldats, on voit bien que ces militaires étaient en mission de maintien de l’ordre renforcée et de ratissage », analyse l’avocat Ntimbane Bomo. Pour ce dernier, l’armée ne bombardait pas et ne tirait sur personne, pour supposer une réaction de survie des sécessionnistes. « Les sécessionnistes ont volontairement bombardé à l’arme lourde nos soldats, de passage dans leurs voitures », poursuit-il. « Il faut bien avoir à l’esprit que les régions du Nord-ouest et Sud-Ouest sont des parties intégrantes de la République du Cameroun et que nos forces de l’ordre et l’armée ont le droit de les sécuriser, et d’y circuler », soutient-il. 70% d’anglophones « Quelque soient leur revendication, les sécessionnistes ne sont pas les propriétaires de ces régions pour interdire à nos forces de défense et de sécurité de circuler et de mener des opérations de sécurité. Il y a eu un plébiscite sous forme de référendum en 1961, où 70% d’anglophones ont voté pour faire partie intégrante du Cameroun », a-t-il poursuivi. « Vu la tournure des évènements, et dans l’attente d’une solution politique, la Société Civile des RÉCONCILIATEURS appelle donc au déclenchement d’une véritable guerre contre l’armée d’agression sécessionniste. Préconise que les villageois soient regroupés dans des villages hautement sécurisés, afin de permettre à l’armée de mener sans risque pour les civils, les opérations de bombardement à l’arme lourde, voire par voie aérienne, tous les camps retranchés des sécessionnistes dans les forêts. C’est une guerre qui est déclenchée, il faut la gagner. Le dialogue que nous avons toujours proposé viendra maintenant plus tard. Notre armée est menacé », conclut Christian Ntimbane Bomo.

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