[NOSO]le quotidien difficile des 5000 déplacés à l'Adamoua

Dans cette région, la situation des déplacés est déjà devenue très grave là-bas, car même les enfants ne partaient plus à l’école. Environ 5000 Camerounais fuyant la crise anglophone ont trouvé refuge depuis deux ans dans la commune de Bankim, selon Engelbert Mveing, le maire de cette localité située dans la région de l’Adamaoua. A Mayo-Darlé, un autre arrondissement du département du Mayo-Banyo, les autorités administratives ont recensé 385 déplacés internes : « J’ai décidé de me rendre à Mayo-Darlé, car c’est par ici qu’on passait souvent pour se rendre au Nigeria », explique Aruna Suila, un ancien maire de Nkum dans le Nord-Ouest, ajoutant que « la situation était déjà devenue très grave là-bas, car même les enfants ne partaient plus à l’école. » Il poursuit : « Nous avons trouvé un endroit calme et aujourd’hui nos enfants vont à l’école. Je suis arrivé ici en mai 2020 d’abord tout seul, car il fallait que je vienne chercher un emplacement où on devait faire une petite boutique ». Interrogé par le journal régional L’œil du Sahel, Mohamadou Bime, chef de la communauté Banso de Mayo-Darlé différencie « plusieurs catégories de personnes qui arrivent presque tous les jours. Ceux qui ont un peu de moyens, je les oriente là où ils peuvent trouver un logement. Ceux qui exercent un petit métier comme la mécanique, la maçonnerie et autres se joignent très facilement à ceux qui exercent des activités similaires. J’accueille ici chez moi les plus démunis à qui j’ai offert une de mes maisons ». Soutien et réconfort Il dit avoir aussi mis à contribution les anciens membres de la communauté anglophone de Mayo-Darlé afin d’accueillir dans leurs domiciles certains de ces déplacés internes.

Website to visit

Social

  • Mobile Apps