[NOSO]le chef des bamendjou hausse le ton à propos du dialogue national

Préalable parmi les quelques-unes déjà enregistrées à la donne politique que pourrait constituer le "dialogue national" proposé mardi par le chef de l'Etat camerounais pour venir à bout de l'insurrection sécessionniste anglophone, la sortie du chef traditionnel des Bamendjou, Fo'o Rameau Sokoudjou, est aussi l'une des premières contributions avant la lettre à l'événement en vue. Le gardien de la tradition du peuple Bamendjou a saisi l'occasion de l'annonce d'un dialogue national par le président Biya, pour en appeler à des pourparlers sincères. Et honnêtes ! Au passage, aux manichéens de tous bords, et aux "exclusvistes", partisans d'un dialogue qui se feraient uniquement avec des protagonistes arrangeants, le gardien des mânes des ancêtres bamendjou,et dépositaires des traditions de ce peuple de l'Ouest-Cameroun, rappelle à ceux qui l'auraient oublié, le principe même du dialogue dans un contexte comme celui du Cameroun : « échanger avec ses adversaires ». Ci-dessous, la contribution au Dialogue National du monarque de l'Ouest le plus respecté. Et pas seulement par le peuple Bamendjou : Sa majesté le Roi Sokoudjou depuis Bamendjou nous parle. Le dialogue oui mais ne nous trompons plus pour une seconde fois car on ne saurait se tromper de chemin à l'aller et se tromper également au retour!!! Retrouvons nous tous sous l'arbre à palabres chacun avec son arbre de paix et de manière honnête, sincère, dialoguons, pardonnons-nous mutuellement et réconcilions nous pour le bien de ce pays qui nous est si cher. Que le pays se réconcilie avec son premier Président, le Père de l'indépendance dont les restes sont abandonnés dans une broussaille à Eséka et qui peut être une malédiction pour nous dans la pure tradition Africaine car on n'abandonne pas les restes de son père sous la pluie. Réconcilions nous avec notre histoire, douloureuse soit-elle, et fixons les voies du futur dans une démarche honnête, intègre et juste comme nos ancêtres nous ont montré la voie dans le passé. Revisitons notre histoire et ayons le courage de corriger nos erreurs d'hier et d'aujourd'hui afin d'épargner les générations futures de nos misères d'aujourd'hui. Dialoguer c'est échanger avec ses adversaires, c'est faire des concessions et c'est se regarder dans les yeux et accepter que l'intérêt du Cameroun est au dessus de nos intérêts égoïstes et partisans, L'enjeu étant de retrouver un Cameroun soudé où il n'y aura plus de Betis, de Bamileké, d'Haoussa, d'anglophones mais juste des Camerounais. Nous devons tout donner pour y arriver. Il est important de reconnaître que nous sommes a un moment décisif de notre histoire. Que ceux-là qui nous gouvernent aujourd'hui prennent conscience pour une fois, sortent des pièges politiques, mettent de la bonne foi et l'amour du pays dans ce dialogue, écoutent cette jeunesse affamée, désœuvrée, sans avenir qui ne croit plus en rien pour qu'ensemble nous jetions les bases solides d'un Cameroun sans discrimination, un Cameroun équitable ou la bataille politique ne sera plus source de conflits et les adversaires politiques des ennemis, un Cameroun où tous auront les mêmes chances et ceux du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest pourront chanter en chœur et a l'unissons:

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