[NOSO]la prise en charge des enfants questionnée à l'assemblée nationale

Les enfants font partie des victimes de la crise anglophone dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest et dans la région de l’Extrême-Nord. Un fait qui a poussé la députée du Parti Camerounais pour la réconciliation nationale (Prcn) Adèle Rolande Ngo Issi à interroger Pauline Irène Nguené sur la prise en charge de ces derniers par le gouvernement. Selon cette dernière, son département ministériel est sur le terrain aux cotés du Cnddr à travers certains de ces centres. Dans la région du Sud-Ouest par exemple, l’un des Instituts du Minas accueille les jeunes Amba-boys désarmés. « …Dans le cadre de la collaboration avec le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr), le Borstal institute de Buea, institution spécialisé du Minas, accueille depuis décembre 2018, de jeunes ex-combattants ». Déplacés internes Pauline Irène Nguéné a également axé sa réponse sur le soutien apporté aux déplacés internes du fait de la crise dans le Noso. Une aide qui se matérialise uniquement par des placements scolaires pour certains enfants et un suivi psychologique. « 14 233 enfants déplacés internes ont bénéficié d’une prise en charge psychosociale auprès des Unités techniques et opérationnelles des régions de l’Ouest, du Littoral, du Centre, du Nord-Ouest, et du Sud-Ouest parmi lesquels 1586 ont bénéficié de placement scolaire ». L’impact des exactions de Boko Haram sur les enfants dans la région de l’Extrême-Nord, a été géré par le Minas à travers des placements dans des familles d’accueil. « Pour ce qui est du renforcement de la prise en charge des enfants victimes de Boko Haram, 3555 ont été pris en charge et 331 autres placés dans des familles d’accueil temporaires dans la région de l’Extrême-Nord. » Un ensemble d’actions qui s’inscrivent dans le Plan d’Accompagnement psychosocial des personnes déplacées internes qui a été doté d’une enveloppe budgétaire de 385,5 millions de F Cfa. Outre la prise en charge des enfants en contexte de crise sécuritaire, la Minas a également dû présenter sa copie sur la gestion de la montées des violences au Cameroun, le suivi et l’accompagnement des personnes vulnérables pour leur insertion socioprofessionnelle et la promotion et la protection des personnes handicapées.

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