[NOSO] La journaliste de la CRTV enlevée le weekend est libre

Fame Bonyui, la journaliste en service à la station régionale du Sud-Ouest de la CRTV, la télévision publique, a été libérée dans la nuit de dimanche par ses ravisseurs. Fame Bonyui, la journaliste en service à la station régionale du Sud-Ouest de la CRTV, la télévision publique, a été libérée dans la nuit de dimanche par ses ravisseurs, annoncent des sources familiales. Mais l’on ignore si la rançon de 14 millions de FCFA exigée par ces derniers d’après certains collègues a été payée. En effet, dans son édition d’information matinale de ce lundi 15 mars, la chaîne privée Equinoxe Radio, basée à Douala, annonce que les ravisseurs exigent le paiement d’une rançon de 10 millions de FCFA. C’est un communiqué publié dimanche 14 mars 2021 par le président régional du Sud-Ouest du Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC), Ines Danielle Ondoa Balla, qui a annoncé le kidnapping de la journaliste. Citant des sources familiales, le communiqué précise que la journaliste a été enlevée dans la nuit de samedi 13 mars par des hommes armés non identifiés devant son domicile à Buea, la capitale régionale du Sud-Ouest. Sévices Dans une vidéo de 82 secondes, qui a fait le tour des médias sociaux, l’on aperçoit Fame Bunyui Ayiseh en train d’exécuter les instructions de ses ravisseurs. La journaliste de la Cameroon Radio Television, CRTV, lance un appel de détresse à ses proches pour qu’ils l’envoient aux kidnappeurs en échange de sa vie. « S’il vous plaît envoyez l’argent dès que possible, sinon vous trouverez mon cadavre ici dans la brousse », supplie-t-elle. Les ravisseurs, s’exprimant en anglais pidgin, ont ordonné à Fame Bunyui Ayiseh de raconter à son mari et à ses proches les souffrances qu’elle a subies afin qu’ils puissent payer rapidement la rançon. Le SNJC « condamne cet acte ignoble et rappelle que les journalistes sont des chiens de garde dont les activités concourent à la construction d’une société libre et paisible ». Depuis le déclenchement de la crise sociopolitique dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest en 2016, les journalistes ont déjà été à plusieurs reprises la cibles des groupes armés séparatistes.

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