[NOSO] La commune de Bafut reprend vie

Sous l’impulsion du maire Rdpc, Ngwakongoh Lawrence, la commune de Bafut reprend petit à petit son souffle d’antan. La session à mi-parcours des activités de cette commune, fief des séparatistes, s’est tenue ce 20 août 2020 à Bamenda. L’une des principales résolutions concernait la prochaine rentrée scolaire. Près de deux mois avant le début de l’année académique 2020/2021, les conseillers de la municipalité de Bafut ont adopté des stratégies pour encourager et aider les parents à mieux se préparer pour la prochaine année scolaire. Pour mieux préparer tous les élèves, le conseil s’est associé à la Convention baptiste du Cameroun, CBC, pour s’assurer que les personnes handicapées ont une éducation inclusive. Le maire de Bafut, le député de Bafut-Tubah et le conseil conduiront cette campagne à tous les coins et villages de l’arrondissement de Bafut. Le maire Ngwakongoh Lawrence regrette que les écobs soient paralysées depuis près de quatre ans. «C’est très douloureux de voir que nous, parents depuis plus de quatre ans maintenant, nos enfants ne savent ni lire ni écrire, à cause de la crise au sein de la municipalité de Bafut», a-t-il souligné. «Nous avons décidé de nous lancer dans une campagne systématique de retour à l’école afin que nos enfants puissent prendre la relève demain», s’exprimant lors de l’évaluation à mi-parcours du conseil municipal de Bafut jeudi 20 août, le conseil a salué les forces de défense et de sécurité qui ont pu sécuriser les équipements de la commune des bavures des combattants séparatistes. Il s’agit d’un camion de la municipalité, d’un Caterpillar, des tricycles qui ont été récupérés lors des opérations militaires et qui sont actuellement en réparation. Le conseil s’est engagé en six mois dans la construction de deux salles de classe au GS Ntabuwe, l’achèvement de l’approvisionnement en eau portable d’Akossi Mini, la réhabilitation des routes municipales des routes Akonduo-rivière Mezam et Ntabuwe-Nsem. Avec l’insécurité qui prévaut, la deuxième phase d’électrification du village de Nchoho a commencé. Les conseillers de la municipalité de Bafut ont été exhortés chàcun à son niveau d’œuvrer pour que la vie reprenne à Bafut. Le conseil a également procédé à une distribution massive du matériel anti COVID-19 comme des seaux, des savons, des masques faciaux et des désinfectants dans les structures publiques, dans la municipalité. La distribution des matériels didactiques aux écoles primaires a également été faite. En projet, l’installation d’un téléphone fixe interne au bureau, la construction de la ferme Alantah-Mulleh-river Mezam, les routes du marché. Cependant, six projets doivent encore démarrer, dont la fourniture d’équipements de santé au centre de santé intégré d’Akossia, le soutien en équipements en faveur des populations vulnérables, l’équipement du bureau des enseignants au GS Ntabuwe d’un montant de 98 millions de francs ont été consommés sur les plus de 800 millions prévus pour 2020. Le conseil regrette toujours que l’insécurité ait entravé le fonctionnement de certaines activités de la commune comme la perception des impôts libératoires dans les marchés. Les conseillers ont été chargé^ de porter vers les populations les messages d’amour et de pardon à l’approche de la rentrée scolaire Plusieurs mairies sans maires et conseillers municipaux. Notons que depuis leurs élections, de nombreux maires et autres conseillers sont devenus cibles des séparatistes. Des attaques récurrentes sur ces élus dans les régions anglophones où les rebelles séparatistes s’en prennent régulièrement, aux maires et autres élus. Dans le Nord-ouest, plusieurs de ceS nouveaux élus ont soit délocalisé leur mairie à Bamenda, ou fonctionnent de façon ambulante. La plupart des communes de ces zones en crise opèrentt hors de leur base à cause des menaces séparatistes. Selon le Peter Chenwi, Maire de Bamenda 2, « depuis que j’ai pris les commandes de la mairie, nous avons des problèmes sécuritaires, mais nous faisons de notre mieux. Il y a des attaques dans la rue et dans nos maisons, et même lors de nos réunions, et nous sommes très vigilants. Même son de cloche pour Ngwakongoh Lawrence, maire de Bafut qui a ajouté: «Comme maire et jeune du même âge comme ces jeunes dans la brousse, je les appelle à déposer leurs armes et qu’on se rencontre pour discuter, on peut trouver les emplois pour eux. Avant, on parlait des jeunes lésés au Cameroun, me voici aujourd’hui, jeune maire de Bafut dans la région du nord-ouest, je suis investi des pouvoirs maintenant, il faut venir au dialogue.».

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