[NOSO] Joshua Osih contre les fantasmes des dirigeants virtuels

Le 1er vice-président du Sdf remet rabat le caquet à Kamto etNintcheu. Lesquels se font de la publicité à moindre frais sur le dos de la crise. Le député-patriote fustige aussi les propagandistes mal inspiré, qui font la promotion du conflit et lui prêtent des atomes crochus avec le régime de Yaoundé. Le premier vice-présidenÇdu Social Democratic Front (Sdf, opposition), Joshua Osih, a dénoncé les «apprentis politiques» qui utilisent des jugements sentimentaux pour s’attirer la sympathie des Camerounais désespérés. Dans un ‘communiqué de presse de t rois pages, publié en fin de semaine dernière, lé député du Wouri note que ces affabulateurs ne proposent, par contre, aucune solution concrète au peuple pour sortir des crises auxquelles il est aujourd’hui confronté, au premier rangs desquels la crise sécessionniste dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (No/So). M. Osih réagit ainsi à diverses prises de position, émanant de «cyniques» se méprenant délibérément et déformant les intentions d’un document, signé le 22 février par 62 élus – dont lui – de la Chambre basse, accusant une quarantaine de dignitaires du Congrès américain de ternir l’image du Cameroun et s’opposant à l’octroi, à certains de leurs compatriotes, de mesures’de protection aux Etats-Unis. «Les cyniques, en se méprenant délibérément et en déformant les intentions de ce document, ont également saisi l’occasion de colporter des insinuations sur ma supposée collusion avec le régime dans sa mauvaise gestion de la crise anglophone et de chercher à en profiter», s’indigne-f-il. Pour Joshua Osih, la classe politique camerounaise ne réussira jamais à construire le pays en banalisant tous les débats sur la vie nationale, particulièrement la crise sécessionniste anglophone. Et de reprendre à son compte une déclaration du célèbre et reputté pasteur américain Martin Luther King : «La mesure ultime d’un homme n’est pas où il se trouve dans des moments de confort et de commodité, mais où il se trouve dans des moments de défis et de controverses. Le vrai voisin risquera sa position, son prestige et même sa vie pour le bien des autres.» Les membres du Congrès américain, rappelle-t-on, ont le 17 février demandé à leur gouvernement de suspendre le rapatriement des Camerounais des Etats-Unis au prétexte que «les conditions au Cameroun continuent de s’aggraver alors que la violence continue et que la pandémie continue dé faire des ravages sur la santé et l’économie». En réponse, le groupe de parlementaires camerounais a, «en tant que législateurs», a demandé à ses collègues de s’engager plus vigoureusement pour assurer le respect des conventions internationales contre la criminalité transnationale dont les Etats-Unis sont signataires». Il les a exhortés «à faire en sorte que leur pays ne soit pas un refuge pour les auteurs de crimes et les financiers d’actes extrêmes». Sponsors de la guerre. Plus clairement, les députés souhaitent que le pays de l’oncle Sam ne devienne point la base arrière d’activistes inspirant et finançant les activités terroristes dans le No/So. D’où les multiples interrogations soulevées par l’honorable Osih, quant aux arguties aujourd’hui développées par les mécréants qui tentent de faire diversion. Pour lui, le rapatriement de ces compatriotes ne peut en rien désamorcer la crise séparatiste anglophone. Devrait-on, par exemple, encourager et célébrer le fait que de plus en plus de Camerounais soient contraints de se soustraire à la responsabilité de construire leur pays,’mais aussi du confort de leurs foyers avec l’espoir de demander asile aux Etats-Unis ? La réponse du vice président du Sdf est un «non» retentissant. Il fournit la même réponse lorsqu’il s’agit de savoir si ceux rapatriés jusqu’à présent ont subi un traitement sévère Cédric Mbida de la part du gouvernement en dehors dü choc psychologique, physique et économique. Joshua Osih est, par contre, convaincu que les. Etats-Unis fournissent «un refuge et un point d’ancrage aux financiers, propagandistes et sponsors de la guerre» dans les régions anglophones du Cameroun. Tout en disant sa compassion pour ces compatriotes ayant traversé des conditions insupportables, contraints de quitter leur foyer à la recherche de mieux, l’élu a néanmoins le sentiment qu’il existe une autre façon de solliciter le soutien de la nouvelle administration de Joe Biden ‘ visant à mettre un terme à la crise dans le No/So, en sorte que les Camerounais se sentent accueillis en sécurité chez eux. «Mon objectif politique n’est pas de rechercher les meilleurs moyens de dépeindre les faiblesses du pays, mais plutôt la meilleure façon de résoudre les défis auxquels nous faisons face», écrit le parlementaire camerounais. Et de se montrer déconcerté par les diverses réactions négatives reçues à cet effet, certains mettant en doute l’audace de remettre en question ou semblant inflexibles à un document sur la situation au Cameroun en provenance des Etats-Unis. D’où sa désolation, de constater qu’«un véritable problème est devenu l’otage des fantasmes de certains dirigeants virtuels et de mécréants armés d’armes à feu». Le débat sur la guerre dans le No/So est donc devenu toxique, au point que certains Camerounais bien intentionnés ont dû s’en écarter. Mais, pour Joshua Osih, si certains «parasites politiques» tentent tant de faire mousser l’idée de son adhésion aux idées du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, au pouvoir), c’est uniquement dans l’espoir de gagner en pertinence face au buzz suscité par leur activisme médiatique.

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