[NOSO]deux experts français font des révélations

L’expert en relations internationales Fréderic Anselme n’est pas surpris par la crise anglophone. Le soulèvement des groupes armés et les violentes répressions de l’armée camerounaise ont coûté la vie à plus de 3000 personnes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun. Frédéric Anselme explique cette situation par les richesses de cette zone et la volonté de certains groupes de se séparer du Cameroun francophone. « Ce que vous appelez crise anglophone, on pourrait aussi l'appeler crise de la malédiction du pétrole. Les tentatives sécessionnistes se situent dans une zone extrêmement riche et très prometteuse en pétrole d'une part et d'autre part, on a affaire à une tentative de sécession de la part de groupes, miliciens très violents revendiquant parfois un statut d'autonomie, parfois d'indépendance, parfois de rattachement au grand voisin nigérian du nord sous prétexte d'unité linguistique », a-t-il déclaré sur les ondes de RFI.Un autre expert, Jean-Claude FELIX-TCHICAYA, chercheur à l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE, Paris) propose comme situation à la crise anglophone, l’implication de la jeunesse dans la construction d’un nouveau Cameroun. « 80% des Camerounais ont moins de 35 ans et ils veulent participer en étant protagonistes à un Cameroun nouveau et ils veulent aussi être des alternatives, acteurs et auteurs des changements avec le pouvoir actuel ou dans une démocratie avec une opposition beaucoup plus "respectée" et pouvant participer à la vie politique camerounaise », a-t-il déclaré. Le pétrole serait au coeur de la crise anglophone

Website to visit

Social

  • Mobile Apps