[NOSO] Déchirure dans le camp sécesionniste

Au moment où des négociations entre le gouvernement et les séparatistes en vue d’un retour définitif de la paix dans les régions anglophones alimentent les discussions, des contestations sur le leadership de Sisiku Ayuk Tabe s’amplifient. A peine le schéma des négociations entre le gouvernement et certains leaders Ambazoniens se dessine qu’une guerre de leadership éclate dans le camp des sécessionnistes. De fait, au lendemain de l’annonce d’une rencontre entre la partie gouvernementale et les séparatistes que des voix de contestation de son statut de président autoproclamé de la république virtuelle et imaginaire d’Ambazonie éclatent. Pourtant présenté et reconnu comme chef des séparatistes, ce dernier est curieusement désavoué par bon nombre de ses collègues. S’exprimant sur un ton menaçant, doublé d’une rare violence, Chris Anu secrétaire à la communication et des technologies de l’information du gouvernement intérimaire de la république imaginaire d’Ambazonie s’est attaqué au leadership d’Ayuk Tabe, affichant la pomme de discorde entre leaders séparatistes. «La déclaration attribuée au gouvernement intérimaire par les détenus derrière les barreaux, ne représente pas la position du gouvernement intérimaire conduit par le Dr. Samuel Ikome Sako », lance-t-il avant de poursuivre : « nous faisons le démenti suivant : les détenus de Kondengui n’ont aucun droit, aucun mandat pour discuter de l’avenir de l’Ambazonie, étant encore enchaînés. Ceux qui sont incarcérés ne peuvent négocier la liberté pour des peuples libres». Pour ce dernier, seul le Dr Samuel Ikome Sako est habilité à parler au nom des leaders séparatistes. Autrefois approché dans le cadre de la négociation suisse, Chris Anu qui voyait sa côte grimper dans le giron des pourparlers, risque d’être mis sur la touche. Il s’oppose à toute forme d’accord avec le gouvernement de Yaoundé. « Le gouvernement intérimaire n ‘acceptera aucun deal sur la paix et le cessez-le-feu qui n ‘émane pas des négociations proprement constituées comme celles du processus de médiation Suisse », indique Chris Anu. Alors que l’ensemble des camerounais espèrent de tous leurs vœux un retour définitif de la paix dans les régions anglophones, la situation du bien-être général semble moins intéresser Tapang Ivo, une autre figure de la sécession anglophone et porte-parole de l’Ambazonia Defense Forces (l’Adf). Ce dernier s’oppose à toute alternative de paix « Nous n ’avons pas de gouvernement qui parle en notre nom. Nous continuerons la guerre sans interruption. Nous n ‘endosserons aucun partenariat avec la république du Cameroun », affirme-t-il.

Website to visit

Social

  • Mobile Apps