[NOSO] Clap de fin pour Lucas Cho Ayaba ?

Le criminel le plus recherché de l’histoire du mouvement sécessionniste, réfugié en Norvège où il a acquis la nationalité en août 2019, est sur le point d’être extradé vers le Cameroun pour les atrocités et exactions commises contre des civils, des enfants, des travailleurs humanitaires ou encore des femmes. Ce sont les chefs des partis d’opposition norvégiens qui ont sonné la charge ce week-end contre Lucas Cho Ayaba, camerounais né à Bamenda en 1972 et ayant acquis la nationalité de ce pays en août 2019. Pour ces derniers, le chef de guerre Lucas Cho Ayaba, naturalisé norvégien il y a un an, ne peut plus poursuivre ses activités criminelles destinées à commettre des atrocités et des exactions au Cameroun depuis ce pays. Parmi les crimes macabres que lui reprochent les partis politiques norvégiens, il y a d’innombrables assassinats, massacres de populations civiles, incendies d’écoles, d’hôpitaux, des viols de femmes et de jeunes filles, les meurtres sauvages de travailleurs humanitaires et autres barbaries ainsi que des levées de fonds pour financer la guerre dans les régions du Nord-Ouest du Sud-Ouest. Des activités qui relèvent du terrorisme que la Norvège ne peut et ne doit plus tolérer, selon les hommes politiques qui ont demandé expressément à Ema Solberg, Premier ministre norvégien d’expulser le renégat vers le Cameroun ou un autre pays prêt à l’accueillir. Autres faits d’armes à son actif, de nombreux enlèvements et assassinats commandités, notamment ceux du sous-préfet de Batibo, du délégué des Affaires sociales du Nord-Ouest ainsi que du président du conseil d’administration du GCE Board, le professeur Ivo Leke Tambo. Dans plusieurs courriers expédiés au cabinet du Premier ministre, des dénonciations font état des atrocités dont se rendent coupables le leader séparatiste et ses hommes. «Erna Solberg, pourquoi avez-vous donné la citoyenneté norvégienne à un meurtrier, un terroriste et un violeur ?». «Pourquoi la Norvège est-elle un port protecteur pour le meurtrier Cho Ayaba?», s’interrogent des Camerounais dont l’identité n’a pas été révélée par la presse norvégienne. L’année dernière, Lucas Cho Ayaba a été au centre de réunions entre diplomates norvégiens et autorités camerounaises. Le diplomate norvégien Kâre Stormark a été cité sur un blog où il a déclaré que la Norvège «devrait se pencher sur la question». Si les autorités norvégiennes sont dubitatives sur les accusations portées par des personnes anonymes, les rapports d’Amnesty International et de Human Rights Watch ont cloué l’homme sur qui pèse un mandat d’arrêt international. D’après ces deux organisations, les forces de défense d’Ambazonie (ADF) sont accusées d’attaques contre des civils et d’enlèvements. « Sur la base du matériel source, les ADF peuvent très probablement être liées à des actes de violence contre des civils. » Aujourd’hui, ces rapports sont exploités par des hommes politiques norvégiens qui exigent du Premier ministre une réponse et une action claires visant à mettre de leur pays, un criminel recherché pour des crimes de sang, des incendies édifices publics, d’écoles, d’hôpitaux, l’hypothèque contre l’éducation des enfants.

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