[NOSO] Affrontement à Galim : les populations encore sous le choc

Elles ont du mal à vaquer paisiblement à leurs occupations après l’attaque qui a fait plusieurs morts. Au lendemain de l’attaque des séparatistes survenue dans la nuit du 7 mars dernier à Galim, dans le département des Bamboutos, région de l’Ouest, la vie reprend petit à petit son cours. Même si les populations ont encore du mal à vaquer paisiblement à leurs occupations, et à se remettre des séquelles occasionnées par cette attaque. Le 9 mars dernier, le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Agustine a effectué une descente sur le terrain, dans le but de s’enquérir de la situation. Accompagné de son état-major et du-préfet des Bamboutos, ils ont visité tour à tour le poste de police attaqué et la brigade de gendarmerie où les traces des balles sont encore perceptibles sur les murs et des bouts de munitions éparpillés au sol. Là-bas, il était question d’adresser un message de réconfort aux troupes en faction dans les différents postes de responsabilité de ces unités de commandement. Le «chef de terre» a perdu le sommeil depuis cette attaque meurtrière qui a coûté la vie à quatre hommes en tenue et à quatre civils, dont une personne gardée à vue à la brigade. Bien avant, ils ont rendu visite aux proches de l’un des policiers tués au cours de cet affrontement dont l’urgence d’inhumation s’est présentée, étant donné qu’il était musulman. La famille devait conduire la dépouille à Koupa-Matapit, dans le département du Noun. Selon des sources proches de l’administration locale, des assaillants non identifiés, lourdement armés, une cinquantaine environ, en provenance du département limitrophe du Ngokétunjia (région du Nord-Ouest), ont fait irruption nuitamment dans la ville. C’est ainsi qu’à bord des motos, ces derniers ont surpris leurs victimes, avant qu’il ne s’en suive un échange violent de coups de feu. Au-delà des pertes en vies humaines et des nombreux dégâts matériels, des armes, des munitions et des uniformes ont été emportés. A Galim, les riverains dénoncent surtout la recrudescence des coupures intempestives qui font plusieurs jours. Plongeant ainsi la ville dans le noir.

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