[NOSO] 6000 000 enfants privés de classe depuis 2016

Depuis plus de 3 ans, des groupes armés séparatistes imposent un boycott de l’enseignement dans les deux régions anglophones du pays, dans leur tentative obstinée de faire pression sur le gouvernement pour obtenir une meilleure reconnaissance politiqjue. lls ont incendié des bâtiments scolaires, enlevé et agressé des élèves et des enseignants qui ne respectaient pas leur exigence que les établissements restent fermés. Ils ont établi leur quartier général dans des établissements scolaires, dans lesquels, ou près desquels, ils torturent des gens et les retiennent en otages.Les attaques des séparatistes dirigées contre les établissements scolaires, les élèves et les enseignants des régions anglophones ont eu un impact dévastateur sur l’éducation. D’après les Nations Unies, en 2019, près de 500 attaques ont été enregistrées contre des écoles dans différentes zones de conflit. « Alors que le monde se bat pour contenir la pandémie de Covid-19, les enfants et les jeunes des zones de conflit restent parmi les plus vulnérables à ses effets dévastateur », a déclaré M. Guterres. Nous devons veiller à ce que nos enfants disposent d’un environnement sûr et sécurisé dans lequel ils pourront acquérir les connaissances et les compétences dont ils auront besoin pour l’avenir », «Les écoles doivent rester des lieux sûrs, exempts de conflits et de violence », a récemment déclaré la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay. La Directrice générale de l’Unicef, Henrietta Fore, est allée dans le même sens : « Alors que le monde commence à planifier la réouverture des écoles une fois que la pandémie de Covid-19 se sera apaisée, nous devons nous assurer que les écoles restent des lieux d’apprentissage sûrs, même dans les pays en conflit », a-t-elle indiqué. Au Cameroun, près de 600 000 enfants ne peuvent plus se rendre en classe depuis fin 2016, et seulement 19 % des établissements primaires et secondaires sont ouverts dans les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest. Par ailleurs, les forces gouvernementales ont été impliquées dans une attaque incendiaire contre un établissements colaire, selon des enquêteurs indépendants. En septembre 2018, le Cameroun a annoncé qu’il soutenait la Déclaration sur la sécurité dans les écoles. Le pays est l’un des 28 membres de l’Union africaine ayant adopté cet engagement politique à protéger l’éducation lors des conflits armés. En d’autres termes, le gouvernement s’engage à veiller à ce que les enfants puissent retourner en classe en sécurité et promouvoir des formes d’enseignement alternatives, notamment via la radio, l’Internet ou la télévision, pour les élèves qui ne peuvent pas encore y retourner. De par leur campagne brutale, les séparatistes font de l’éducation une arme servant leurs fins politiques, privant au passage toute une génération d’enfants de leur droit fondamental à l’éducation. Les leaders du mouvement séparatiste devraient immédiatement ordonner à leurs combattants et partisans de cesser d’interférer avec la scolarité des enfants.

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