[NOSO] 130 réfugiés hébergés par un particulier appellent au secours

La scène ne laisse personne indifférente. Ils sont environ 130 personnes essentiellement des femmes dans un domicile exigu. Hébergées par un particulier, ces personnes, vivent dans des conditions plus que difficiles. L’existence de ces refugiés venus à Douala, dans la capitale économique, a été démontrée dans un grand reportage diffusé au journal de 20 heures d’Equinoxe Télévision le 15 janvier 2020. Ils sont dans un domicile aménagé par un particulier au quartier Makèpè, dans l’arrondissement de Douala 5è. Ce dernier confie : «J’héberge plus de 130 déplacés qui dorment sur place. J’ai dû sortir des locataires pour que certains dorment dans d’autres appartements». Joseph Mofor, le propriétaire des lieux et chef traditionnel dit avoir sollicité l’aide des pouvoirs publics, sans jamais obtenir de réponse. «Ça fait un an, que j’ai transmis leur enregistrement au sous-préfet de Douala 5è, j’ai également transmis un courrier au ministre de l’Administration Territoriale et à la Présidence de la République. Jusqu’à ce jour, aucun de ces responsables n’a fait signe pour savoir comment ces déplacés vivent. Certains ont été malades, d’autres sont morts, quelques-uns sont à l’hôpital. Certains essayent tant bien que mal de vendre des aubergines ou des arachides; il y a des enfants qui ne fréquentent pas… Vraiment c’est difficile», a-t-il confié. «J’ai trois enfants qui ne vont pas à l’école. Leur père a été tué en brousse», se plaint une jeune femme, «Je suis obligée de vendre des jouets pour enfants afin d’avoir à manger. Il y a des jours où je ne gagne pas un seul sou. Nous voulons juste à manger», confie une autre. Tous, crient leur désarroi espérant être entendu par les autorités camerounaises.

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