Ngaoundere :le quotidien des élèves-commerçants

La ville de Ngaoundéré à l’instar des autres agglomérations de la région de l’Adamaoua accueille de nombreux élèves venant des contrées voisines pour poursuivre leurs études dans le secondaire. Pour alléger les charges aux parents, certains se sont transformés en vendeurs ambulants les week-ends et pendant les jours fériés, questions de réduire les charges des parents. Ngaoundéré, capitale régionale de l’Adamaoua et ville carrefour entre le grand sud et le grand nord connait une densité d’activités économiques relevant du secteur informel. Dans ce milieu où exercent les personnes de tout âge, s’infiltrent de nombreux élèves qui profitent des temps morts des cours à l’école, des jours fériés, des week-ends et même des après-midis pour se faire de l’argent et aider les parents. Le secteur où les élèves excellent le plus se trouve être la vente des accessoires des téléphones portables et l’informatique. Pour la vente des accessoires des appareils électroniques, ils sillonnent les quartiers, les coins chauds de la ville et même des services administratifs pour proposer leurs marchandises aux potentiels clients. ‘’Je vends les glaces pour la protection des afficheurs des téléphones androïde, les chargeurs, les écouteurs, les power banks pour pallier les problèmes de coupures intempestives de l’énergie dans la ville. J’ai un programme de travail qui évolue en fonction de mon calendrier scolaire. Généralement, je travaille les mercredis en soirée, les week-ends et les jours fériés. Je me ravitaille dans les boutiques de vente des matériels électronique et parfois au nord. Grâce à cette activité, j’ai mon argent de poche sans l’aide des parents’’, explique Mohamed, élève. Ceux qui font dans les téléchargements de sons, ce sont généralement les abords des routes dans les quartiers chauds de la ville qu’ils occupent. A l’aide d’un ordinateur portable ou d’un deskstop, ils offrent leurs services aux clients moyennant une somme en fonction des musiques sollicitées et de la quantité. "J’ai une base des données musicale importante. Ce qui permet à tout le monde de trouver son compte. Chez moi, il y a les musiques haoussa, les musiques urbaines, la musique indienne, toutes les variétés sont disponibles. A partir de 20h chaque soir, j’arrête pour aller réviser mes leçons’’, déclare Alain, élève. Face à la modicité des moyens financiers de certaines familles, les activités économiques menées par ces élèves en marge de leurs études permettent d’alléger les charges parentales et les préparent aussi à affronter le monde socioprofessionnel.

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