Maroua 1er :Les tenanciers de débits de boissons chargent le sous-préfet

Les propriétaires des débits de boissons de l’arrondissement de Maroua 1er sont aux abois. Leurs licences d’exploitation font l’objet d’un examen un peu trop minutieux de la part du sous-préfet de cette circonscription administrative, Densou Joseph. En septembre 2018, celui-ci a organisé des descentes auprès des exploitants des bars et a confisqué une trentaine de licences sous divers motifs. «Tantôt il invoque des erreurs sur la licence délivrée par ses prédécesseurs, tantôt il parle de non concordance entre le lieu indiqué sur la licence et l’endroit où se trouve le débit de boissons. Parfois même il ne dit rien et c’est cela qui est ennuyeux. Quand vous insistez il vous demande de passer à son bureau», se plaint un tenancier. Une fois à la sous-préfecture, des tenanciers de bars ont remarqué que pour toute modification, une virgule seulement avait été ajoutée à leur licence. certains ont constaté que le chef de terre avait changé le nom du quartier dans lequel ils exerçaient. Une dizaine des tenanciers ont aussi été mis en garde. «Vous savez, on ne sort pas de chez le chef de terre comme ça, aussi simplement que vous le pensez. Le Cameroun c’est vraiment le Cameroun. Ma licence a été délivrée il y a de cela 26 ans et j’ai d’ailleurs bénéficié de certains avantages auprès des Brasserie du Cameroun à cause de ma fidélité à leur entreprise, et en 2018, un sous-préfet vient la remettre en doute. Ma licence a été signée par un sous-préfet comme lui. Aujourd’hui, auprès de mes partenaires, je suis considérée comme quelqu’un qui vient de se remettre en règle», regrette une propriétaire d’un débit de boissons à Pitoaré. Laquelle déclare ne plus savoir à quel saint se vouer. Le chef de terre, pour sa part, dit tout ignorer de cette situation. Du moins si l’on s’en tient à ses déclarations. «A Maroua 1er, ça fait des mois qu’on ne fait plus de contrôles et quand moi-même j’ai été mis au courant, j’ai essayé de creuser par ci par là. Vous savez que quand on veut noyer son chien, on l’accuse de rage. Autour de ça, il y a beaucoup de choses qu’on ne peut pas dire au téléphone. En tout cas ce que vous relevez, ça ne concerne pas mon unité. Il y a eu juste des contrôles de routine», s’est défendu Densou Joseph, souspréfet de Maroua 1er, joint au téléphone.

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