Liberté de la presse : le Cameroun perd deux places

Le Cameroun se situe toujours parmi les pays où la liberté de la presse n'est pas la mieux protégée. Dans le reste du monde, les risques pour les journalistes s’aggravent, y compris en Afrique subsaharienne. Le Cameroun perd deux places, passant du 129e au 131e rang sur 180 pays, selon l’édition 2019 du classement mondial de la liberté de la presse publié jeudi 18 avril et établi chaque année depuis 2002 par Reporters sans frontières (RSF). Ce recul a constaté 237story, est dû avant tout aux "multiples intimidations, agressions et arrestations de journalistes, souvent associés à des opposants, depuis la réélection de Paul Biya." Indique RSF dans son rapport. Sur le plan africain, les situations restent très contrastées entre la Namibie (23e), qui regagne sa première place en Afrique, le Burkina Faso (36e) ou le Sénégal (49e), qui bénéficient de paysages médiatiques parmi les plus pluralistes, et les trous noirs de l’information que sont l’Erythrée (178e) et Djibouti (173e), où aucun média indépendant n’est autorisé à travailler. Journalistes arrêtés, réseaux sociaux perturbés, internet coupé : les tentatives pour cadenasser l’information ont été nombreuses au cours des dernières élections africaines, indique le rapport. L’Afrique subsaharienne n’échappe donc pas à la nouvelle dégradation mondiale de la liberté de la presse.

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