Le proviseur du lycée d'Adoum(Ebolowa) exige deux parpaings par élève pour construire une clôture

A cause de l’insécurité qui prévaut au sein du campus, le Proviseur du Lycée a exigé à chaque élève de ramener deux parpaings au Lycée. Une mesure qui n’est pas du goût des parents d’élèves. Rien ne va plus au Lycée d’Ebolowa Rural entre l’administration de cet établissement scolaire et les parents d’élèves. Depuis une semaine, les élèves sont interdits d’accès en salles de classes pour n’avoir pas ramené deux parpaings exigés par le Proviseur. Depuis lors, un service de vente de parpaings a été installé à l’entrée principale du Lycée dans l’optique de faciliter l’achat aux élèves mais aussi de filtrer les récalcitrants. Pour Simon-Yves Belinga, enseignant dans cet établissement scolaire, “notre établissement scolaire fait face à une insécurité à cause des incursions des bandits qui viennent menacer les professeurs et même les élèves qui de plus sont exposés à la consommation des stupéfiants. Alors dans le but de sécuriser nos apprenants, le Proviseur a jugé opportun d’agrandir la barrière après consultation des élèves au cours d’un rassemblement. Ils sont tombés d’accord qu’au-delà de l’APEE -Association des parents d’élèves et enseignants- chaque élève devait donner deux parpaings”, explique-t-il. Une pilule amère à avaler pour les parents d’élèves. Selon Jean Patrice Akam Akam, il y a un vice de forme dans la démarche du proviseur. “Une telle initiative devait avoir l’assentiment de qui ? Des élèves ou des parents ? Parce qu’au final, c’est les parents d’élèves qui payent dans un environnement comme le nôtre où il y a une certaine résilience financière. L’idée du proviseur n’est pas mauvaise mais nous interrogeons sainement les modalités de la mise en œuvre”.

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