Le capital de Camtel << ouvert à d'autres entités publiques ou privées >>

L’actionnariat de la Cameroon Telecommunications (Camtel), jusque-là détenu à 100% par l’État, peut désormais être «ouvert à d’autres entités publiques ou privées», a-t-on appris au terme d’un décret signé mardi par le président Paul Biya. Cette réforme constitue une évolution dans la vie de l’opérateur historique du secteur, dont l’appel d’offres international de privatisation avait été déclaré «infructueux» en janvier 2009 par le gouvernement, suite à deux propositions techniques et financières et qui avait alors évoqué l’hypothèse d’un partenariat public/privé. La Camtel était, depuis septembre 1999, inscrite dans un portefeuille des entreprises à privatiser, un processus de cession de 51% des actifs de l’État, soit 100 milliards FCFA, arrêté de commun accord avec le Fonds monétaire international (FMI), à l’époque où le pays était sous-programme d’ajustement structurel. En février 2000, la société avait fini par céder sa licence de téléphonie mobile au sud-africain Mobile Telecommunication Network (MTN), qui revendique aujourd’hui le leadership dans le secteur au Cameroun. Le 26 septembre 2014, la société publique, née en 1998 de la fusion d’Intelcam, qui assurait les communications internationales et de la Direction des télécommunications, alors en charge des télécommunications nationales, se voyait octroyer, sans appel d’offres préalable, une licence d’exploitation du mobile par le gouvernement, une facilité qui n’est pas entrée en vigueur à ce jour. Une année plus tard, la Banque mondiale déplorait «la dégradation des finances de l’entreprise», estimant que la cession d’une licence 3G à Camtel «semble exclusivement politique, sachant qu’il ne semble pas avoir des compétences humaines pour mettre en œuvre un réseau de qualité».

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