Le Cameroun n'est pas dans l'agenda de l'ONU

Le coordonnateur résident Onu, Coordonnateur humanitaire et représentant résident Pnud, exclut l’option d’une intervention onusienne dans les régions anglophones. L’envoi d’une mission de paix est-elle à l’ordre du jour des préoccupations des Nations Unies ? Non ! Je l’ai répété à plusieurs fois, j’ai même fait une interview en expliquant clairement cette affaire de fake news de maintien de la paix, je vais vraiment l’arrêter là. Je vous explique : pour établir une opération de maintien de la paix, c’est le conseil de sécurité qui doit le faire. Et le Conseil de sécurité doit discuter avec le Cameroun, chose qui n’a jamais été faite. Déjà le Cameroun n’est pas dans l’agenda du Conseil de sécurité et donc il n’est pas question qu’il y ait une opération de maintien de la paix. L’autre chose que j’ai dit c’est que toutes les discussions au sein du Conseil de sécurité sont publiques. Et donc la population camerounaise peut aller sur le site des Nations-Unies pour s’informer et se dire « est-ce que le Cameroun a été discuté au Conseil de sécurité ? » La réponse est là. Et donc si vous voyez que le Cameroun n’a pas été discuté, c’est qu’il n’y a aucune possibilité pour y établir une mission de maintien de la paix. Je le réexplique : c’est la Conseil de sécurité qui doit décider de l’établissement d’une opération de maintien de la paix et le Cameroun n’est pas dans l’agenda du Conseil de sécurité. Donc le maintien de la paix n’est pas une solution ? Je n’ai pas dit que le maintien de la paix est une solution non plus. On a une opération de maintien de la paix dans plusieurs pays depuis des années et des années. Est-ce que ça a toujours été la solution ? Peut-être pas. Donc les solutions doivent être trouvées ici. Au Cameroun on l’a toujours dit, c’est à nous de trouver les solutions. Nous on est ici pour vous accompagner dans les solutions. Les vraies solutions se trouvent au sein d’un pays. Maintenant c’est au gouvernement, c’est aux acteurs armés, mais c’est aussi à la société civile et aux partis politiques de s’engager dans les solutions.

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