La rénumération des ministres revue à la hausse

Le Premier Ministre (PM), Joseph Dion Ngute, a en effet signé le 5 février dernier, un arrêté fixant les montants des indemnités de session, versées lors des travaux de ces groupes de travail. Un arrêté qui vient à la suite d’un décret du Premier Ministre signé le 30 novembre 2018; lequel fixe les modalités de création, d’organisation et de fonctionnement des comités et groupes de travail ministériels et interministériels. Désormais, les présidents de ces instances, qui sont essentiellement le Premier Ministre et les ministres, vont percevoir 10% des budgets alloués pour le fonctionnement desdits comités. Avant cette réforme, ce pourcentage n’existait pas. La même réforme fixe à 200 000 FCFA/session, la rémunération des présidents des comités ministériels et interministériels. Or, la réforme ne limite pas le nombre de sessions en une année. Le Stratagème Cette situation a créé un système de rente, dénonce un récent rapport de la Banque Mondiale (BM). «Le ministre des Finances l’a d’ailleurs reconnu. Selon Louis Paul Motaze, lorsqu’un comité ou un groupe de travail est créé, la pratique courante consiste à multiplier à l’infini le nombre de réunions. Les indemnités étant versées par session, l’objectif du stratagème est de se mettre plein les poches» note Intégration. A en croire un expert ayant travaillé sur le sujet pour le compte de la BM, souligne notre confrère, ce sont plus de 10 milliards de FCFA qui sont dépensés chaque année pour faire fonctionner ces instances. Plus de 80% de cette somme est consacrée au paiement des primes, et le reste destiné à la location des salles, l’achat des fournitures de bureau et autres logistiques diverses.

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