La Coupe d'Afrique des Nations et l'esprit du sous-développement

Quand on disait que le sous-développement était mental, j’avais du mal à croire que nos mentalités étaient différentes de celles des autres. Sous d’autres cieux, quand on a froid, on se met à chercher comment fabriquer des pull-overs pour se couvrir. Quand on a chaud, on se met à chercher comment fabriquer un engin qui va produire soit du vent, le ventilateur soit du froid, le climatiseur. Chez-nous quand on a froid, on va acheter désormais à la friperie les pull-overs venus de là-bas, quand on a chaud, on va acheter chez les chinois les climatiseurs moins chers. Par Jean-Pierre Bekolo Et si c’était cela l’esprit du développement ? Un esprit qui est tourné à résoudre ses problèmes et non à attendre que quelqu’un d’autre vienne les résoudre pour qu’on en jouisse. Donc un esprit qui vénère et sacralise la connaissance, le savoir, l’excellence, la rigueur et la compétence. Un esprit qui s’oppose à l’esprit du sous-développement qui pense et dit que “il veut nous montrer qu’il connait trop ?” et qui oblige les compétents et ceux qui savent à cacher leur savoir. Qui n’aimerait pas que le médecin qui le soigne montre qu’il connait trop ? Quand j’entends ceux qui savent, je veux dire les intellectuels produire des théories pour justifier que le niveau des travaux pour la CAN était avancé et developper les théories du complot, je me demande comment l’esprit du développement nous a quitté à ce point. J’ai entendu un responsable de la CAF dire que quand nous exigeons que le Cameroun ait un service d’urgences aux normes dans toutes villes accueillant la CAN, qu’il y aie un scanner etc. Ce n’est pas pour nous, c’est pour developper votre pays, pour que l’Afrique ne souffre plus d’aucun complexe.

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