L'assaut culturel chinois au Cameroun

Loin du prisme économique, souvent brandi comme seul enjeu de la relation sino-africaine, l’Empire du milieu mène une offensive culturelle à travers la promotion du mandarin. Au Cameroun, outre les instituts Confucius, le «hold-up» culturel chinois se poursuit dans les écoles par l’initiation des élèves au mandarin dès la petite enfance. L'école primaire «Les dégourdis», située à la périphérie de la capitale Yaoundé, fait partie des nombreux établissements du Cameroun où le chinois est enseigné dès la petite enfance. Dans cette école, en plus du programme obligatoire du ministère de l'Éducation de Base, des périodes sont réservées à l'initiation au mandarin. Des vagues d'enseignants d'origine chinoise ou camerounaise se succèdent depuis trois ans dans les salles de classe, suivant un programme préétabli pour l'initiation des enfants à cette langue. «Au niveau 1 et 2 (SIL, CP, CE1 et CE2) nous avons une séance par semaine. Au niveau 3 (CM1 et CM2) il y a 2 séances par semaine; les séances durent 30 minutes. À la fin des leçons, des évaluations sont faites. Pour les niveaux 3 exceptionnellement, une évaluation est passée; les copies sont corrigées en Chine et les résultats renvoyés ici au Cameroun», nous renseigne Reine Edima, l'un des cadres de cette école. Dans ce pays qui a déjà l'anglais et le français comme langues officielles, la direction de l'école entend faire de ses élèves des trilingues afin de leurs ouvrir d'autres horizons

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