Justice: Un commissaire de police a escroqué 100 millions de Fcfa à sa maitresse

L’argent était destiné à la construction d’un immeuble à usage commercial au quartier Odza à Yaoundé, dans la région du Centre. Dans son numéro du 18 mars 2019, l’hebdomadaire Kalara rapporte qu’un commissaire de police a escroqué 100 millions de FCFA à sa maitresse. Un argent destiné à l’achat des matériaux pour la construction d’un immeuble haut standing au quartier Odza à Yaoundé, dans la région du centre. Le commissaire de police Ondoua Ze Fabrice en service à Maroua, à l’extrême-Nord du Cameroun puisqu’il s’agit de lui, est poursuivi par sa maitresse Marie Pierrette Ndo Eyebe, une chef d’entreprise en Europe. Les motifs retenus contre lui sont: abus de confiance, et escroquerie. Le commissaire de police a pour coaccusés: Ngoumou Lucien, son beau-père et époux de sa mère, les dénommés Bekono et Betioko. Les quatre accusés sont en détention provisoire à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé depuis trois mois et plaident non coupables devant le Tribunal de première instance (TPI) de Yaoundé au Centre administratif. Le premier procès a eu lieu le 7 mars 2019, l’hebdomadaire note que, invitée à dérouler son accusation, la plaignante a raconté «qu’elle a entretenu trois ans durant une relation amoureuse avec le fonctionnaire de police Fabrice Ondoua Ze. Une relation à distance puisqu’elle vit en Europe. Ayant décidé de se faire construire un immeuble à Usage locatif au quartier Odza, à Yaoundé en 2017…elle soutient que son compagnon a commencé par lui présenter pour validation, un devis de 144 millions de FCFA qu’elle a rejeté. Elle apprendra plus tard, lors des enquêtes que cet argent devait servir à bâtir deux immeubles, un pour elle et un autre, pour le commissaire de police». La dame affirme qu’à chaque étape du déroulement du chantier, le policier multipliait les surfacturations de devis et lui présentait des fausses factures. «J’ai ouvert un compte personnel et un compte commun pour la réalisation de ce chantier que je ravitaillais chaque semaine pour que mes travaux avancent rapidement. Mon copain et son beau-père, Lucien Ngoumou, avaient accès au deuxième compte. Ils opéraient des retraits plus qu’il n’en fallait».

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