[Faits divers] Yaoundé : agressions dans les taxis

Depuis le mois de janvier, plusieurs personnes sont dépossédées de leurs biens par des individus sans foi ni loi. « Ils ont soutiré mon porte-monnaie », s’écrie Une dame, avec des mains posées sur la tête, à la descente d’un taxi au quartier Kondengui le 18 février 2020. C’est devenu un phénomène récurrent dans la ville de Yaoundé. Que ce soit dans la journée ou dans la nuit, ces malfrats ont développé une nouvelle façon d’atteindre leur cible. Pendant que certains lancent des commentaires afin de distraire les passagers, d’autres soutirent les victimes. « Je ne sais vraiment pas comment on a fait pour me soutirer mon portefeuille. Avant de monter dans le taxi, j’ai bien mis mon portefeuille dans le sac. J’étais assise au milieu, et ce n’est que lorsque je descends pour payer le taxi que je me rends compte que je n’avais plus de porte-monnaie sur moi», confie Georgette, avec une mine triste. Cette dernière s’est retrouvée sans ses pièces personnelles, ni l’argent qu’elle possédait dans son portefeuille. « C’était aux environs de 08 heures, vendredi dernier, je me rendais au marché Mokolo, j’avais un sac à main, et mon portefeuille qui contenait mon argent et mes pièces personnelles dans mon sac. Mon sac était fermé », ajoute-t-elle. Tout comme elle, Pacelie Nguini est également l’une des victimes, qui a été dépossédée de son téléphone portable. « J’étais assise à côté du chauffeur, dans le siège de la cabine avec un autre passager à ma droite. Mon sac à main était posé sur mes genoux, pendant qu’on échangeait avec les autres passagers, jetais très discrète et c’est sûrement à ce moment qu’on m’a volé mon téléphone portable », raconte-t-elle. Ce n’est qu’après être descendu du taxi qu’elle s’est rendu compte que son téléphone n’était pas dans son sac. Protection des biens et des personnes « J’ai essayé d’appeler mon numéro plusieurs fois pour essayer de voir si la personne pouvait me le remettre mais rien jusqu’à présent », ajoute-t-elle. La multiplication de ces actes d’agression montre bien qu’il est temps de tirer la sonnette d’alarme pour que les autorités camerounais intensifient la protection des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire de la capitale. « On ne sait même plus comment se protéger contre ces bandits. Ils passent tout leur temps à nous voler et prendre tout ce que nous avons. Ou ils font souvent comment je ne sais même pas. J’ai même comme l’impression qu’ils hypnotisent les gens avant de les soutirer », lance Chancelle, une autre victime.

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