[Faits divers] Université de Yaoundé I : un faux scandale sexuel Tourne à une rixe

La bagarre qui a mis aux prises l’épouse du recteur et une collègue. On parle d’un enjeu caché. Une bagarre dans’ les locaux de l’université de Yaoundé I. A priori cela relève des faits divers, tant les sentiments sont brandis comme étant l’objet de la dispute. Mais le lieu et les acteurs sont importants, pour conférer à l’affaire une dimension plus importante que celle qui transparaît : la scène se passe dans le bureau du Pr Maurice Aurélien Sosso, recteur de ladite université. Sur le ring de circonstance, Patricia Sosso, et Damaris Enyegue. La première est l’épouse du recteur et la seconde un chef de division dans la même institution. En posture . de spectateur presque résigné, le patron des lieux lui-même. Selon une source ayant vécu une partie de la scène, « de ce que l’on retient de l’échange qui accompagnait la bagarre, l’épouse du recteur a été alertée de la présence d’une maîtresse de son mari dans son bureau. Aussitôt, elle a débarqué. Sauf qu’elle se fait annoncer comme tous les usagers chez le chef de protocole qui n’est autre que son frère cadet, et le recteur la reçoit dans le salon, ils échangent quelques minutes sans bruits, puis elle demande à rentrer dans son bureau. Ce que le recteur lui a accordé sans rechigner. Mais dès qu’elle y accède, elle trouve Damaris Enyegue qu’elle soupçonnait déjà d’Sêtre la maîtresse de son mari, installée sur une chaise ; elle l’empoigne et se met à la rouer de coups en proférant des insultes. Le recteur n’a pas pu la contenir. C’est son garde-du-corps qui est arrivée précipitamment et a pu maîtriser l’épouse en furie ». Une fuite d’un échange interne à un groupe whatsapp dédié aux enseignants de l’université’de Yaoundé I corrobore les informations contenues dans ce récit. Manipulations et népotisme Un proche de la famille renseigne que « les deux familles se connaissent pourtant bien et sont amies, et la relation précède même le mariage de Patricia Sosso». D’où les soupçons de manipulations à d’autres fins, « au-delà de la couverture de la jalousie sentimentale» affichée. «Déjà, les faits révélées par Boris Bertholt (journaliste et lanceur d’alertes, Ndlr) ne datent pas de maintenant, mais de presque trois semaines», souligne-t-on au niveau du rectorat. Notre source pense que « l’attitude du recteur qui est resté calme n’a peut-être pas arrangé les affaires de ses ennemis…». Toujours est-il qu’« Il y a eu un projet de nominations envoyé par le recteur au ministre de /’Enseignement supérieur pour observations et avis, qui a fuité. Là-bas, on a découvert que certaines personnes mécontents se recrutent dans les rangs des affidés du ministre et même dans la belle-famille du recteur ; ça peut aussi expliquer l’allure des choses», souffle une voix au sein de l’administration de l’université. Il est connu à l’université que Maurice Aurélien Sosso s’est entouré de sa belle-famille à Ngoa-Ekelie. Un piège dans lequel s’est peut-être mis le patron de la mère des universités dont « les supérieurs saluent très souvent la rigueur managériale», regrette un cadre de l’université de Yaoundé I. L’homme à qui Paul Biya a accordé sa confiance en lui accordant une prorogation de deux ans en janvier 2020, se bat désormais pour la stabilité de son couple, dans une affaire dont il ne maîtrise pas encore les tenants et les aboutissants. Mais «son épouse a quitté la maison aussitôt» apprend-on. Quant à Damaris Enyegue qui est l’épouse d’un frère cadet au ministre Henri Eyebe Ayissi, elle n’a pas encore déposé sa plainte pour agression contre celle qui est pourtant son collègue à l’université de Yaoundé I, mais «la procédure est en cours; elle a saisi un avocat à cet effet, malgré les négociations entreprises par des collègues», assure un proche de la famille Enyegue. Famille dont l’époux a dû effectuer dare-dare un déplacement sur le site de la rixe, afin de libérer son épouse des griffes de Mme Sosso. Pour témoigner d’une affaire dans laquelle lui-même se trouve confus.

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