[Faits divers] Le passage obligé pour combattre efficacement la drogue à Douala

Après la mort d’un des lieutenants du parrain de la drogue, le nommé Marius Maya, les autorités policières et administratives doivent redoubler d’ardeur pour y adjoindre d’autres lieutenants à défaut de cautionner tacitement la perpétuation de ce phénomène qui n’en finit plus défaire des victimes au sein de la jeunesse camerounaise. Avec l’arrestation du parrain de la drogue, sa barque a pris de l’eau au point que ses occupants et piliers sont sur le qui-vive, convaincus de ne plus bénéficier des protections occultes que leur assuraient les obligés’ de Doro Bucci. Ainsi en est-il de son épouse Alima qui a pris la poudre d’escampette depuis lors, avant que son fidèle lieutenant Marius Maya ne trouve la mort alors qu’il opérait une importante livraison au lieudit Pont noir. S’il crut tromper la vigilance des forces de maintien de l’ordre en délaissant son scooter de service, il ignorait certainement que la mort (‘attendait néanmoins en empruntant une moto banalisée et dédiée au transport urbain. Car, il est établi que le bend skineur qui le transporta au pont noir est porté disparu depuis la nuit fatidique de lundi 11 août dernier, surtout que sa dépouille laissait entrevoir une bagarre préalable avec ses bourreaux qui lui assénèrent des coups de gourdin au vu des bosses sur sa tête et la position de boxeur dans laquelle fut repêchée sa dépouille des eaux de Youpwe certainement arrivée en ces lieux grâce aux mouvements de l’eau, aussi longtemps qu’il n’y eut point de rixe aux environs dudit site avant ia macabre découverte des pêcheurs. Toutefois, le plus curieux est que l’annonce de son assassinat est partie de la prison de New-Bell où est interné son parrain et un autre de ses lieutenants qui saisit l’oncle du défunt qui bénéficie par ailleurs des largesses du même parrain, pour lui signifier l’assassinat de Nyom Nyom. Règlement de comptes ou crime crapuleux ? Selon nos investigations, son assassinat participerait à la fois d’un crime crapuleux pour le délester de la recette du jour qui, à dires d’expert pouvait dépasser la dizaine de millions de F CFA, eu égard à l’importante quantité de drogue que transportait par-devers lui Marius Maya au moment d’opérer cette livraison fatidique. Sinon, pourquoi le Bend skineur se serait littéralement volatilisé, mieux encore, les griefs à l’encontre du parrain pourraient être l’autre mobile de son assassinat, notamment de ses ex-lieutenants Kolingba et Aboubakar virés sans ménagement par Doro Bucci au profit du de cujus et inconsolables depuis lors. Et comme dans la foulée, la cargaison en elle-même n’a pas laissé de trace, on peut valablement penser qu’en plus de l’argent que transportait le défunt, ses assassins se seraient également emparés de la drogue pour activer et développer leur propre réseau pour faire concurrence à Doro Bucci aux plans qualitatif et quantitatif aux dires de certains consommateurs. Toujours est-il que le défunt paie là un lourd tribut à sa loyauté au parrain Doro Bucci. A preuve, il décède à la fleur de l’âge à à peine 34 ans. Un assassinat qui a cependant ému ses proches et amis de Bali et Bonadibong qui néanmoins se consolent de ce qu’enfin, leurs quartiers vivraient moins de stress du fait des rondes itératives et des fouilles des forces de maintien de l’ordre et l’étiquetage de ceux-ci comme des quartiers essentiellement dangereux au plan sécuritaire. Car Nyom Nyom disparu, ils né subiront plus l’indexation de collaborer avec la pègre et surtout de protéger tacitement les membres de celle-ci du simple fait de leur proximité. Mais eu égard aux récents développements de cette activité dans ces mêmes quartiers, il est fort à parier que l’arrestation du parrain n’aurait consisté qu’à lever quelque lièvre, le gros de la meute continuant ainsi à vaquer librement à ses activités quoique discrètement. Ce qui en rajoute conséquemment aux adeptes de la consommation de drogues à Douala, on peu comme si on avait subitement levé l’interdiction de commercialisation et de consommation de ce type de produits auxquels n’auraient point eu accès ces jeunes et accros invétérés permettant aux dealers et à leur parrain de snober tout le monde. Guerre de clans en gestation Avec l’entrée fracassante dans le secteur de jeunes parrains aux dents longues, il est à craindre que la capitale économique ne se mue en une sorte d’arènes pour maffieux à l’instar de ce vécurent les villes américaines avec cette autre pègre italienne ayant fonctionné avec le même mode opératoire : avilissement de la jeunesse, trafics illicites et corruption à grande échelle de l’administration publique. Et quand bien même nous ne sommes pas encore dans un tel cas de figure, il n’en demeure pas moins vrai l’importance des flux financiers de la drogue ne monte littéralement à la tête des néolieutenants voulant s’affirmer et étendre leurs territoires respectifs. Aussi urge-t-il de méthodiquement et progressivement les mettre hors d’état de nuire pour définitivement débarrasser Douala de cette gangrène, avant que celle-ci ne contamine cette ville toute entière ne serait-ce qu’à en juger par l’enrôlement exponentiel de jeunes filles dans la consommation de la drogue qui de fait pourraient y coopter leurs copains et parents en jouant sur la sensibilité de tous ceux-là, à défaut d’user de chantage à leur encontre. Mais d’ores et déjà, les clans qui se sont constitués autour des néo-parrains se regardent en chiens de faïence, attendant ie moindre hic pour en découdre à l’arme blanche ou pire, aussi longtemps qu’ils savent entretenir en sous-mains des gangs de braqueurs qui, le moment venu défendront au prix de leur vie la subsistance du clan pour faire allégeance au parrain dans l’espoir d’assurer leurs arrières.

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