[Faits divers]La gendarmerie nationale démantèle un réseau de trafic de nouveau-nés à yaoundé

Une garderie improvisée, installée au quartier Borne 10 Odza à Yaoundé, servait de camp de base au promoteur de cette activité illégale. Les habitants du quartier Odza, plus précisément au lieu-dit Borne 10, dans le 4e arrondissement de la ville de Yaoundé, n’avaient aucune idée des sombres trafics qui se déroulaient dans leur voisinage. C’est d’ailleurs l’air hagard qu’ils ont assisté à l’arrestation de plusieurs individus qui avaient installé une garderie clandestine dans le quartier, qui servait de camp de base à un juteux trafic de nouveau-nés. D’après des informations relayées par la télévision privée Canal 2 International dans l’une de ses éditions quotidiennes du journal, diffusée le 13 janvier 2021, c’est au cours d’une opération menée par la compagnie de Gendarmerie de Yaoundé III que ce réseau clandestin a été démantelé. «En date du 11 janvier 2021 aux environs de 19h, nous avons reçu un appel téléphonique d’un citoyen qui a requis l’anonymat, qui nous informait que sa belle-fille, du nom de Nkoutou Danielle, âgée de 19 ans et qui venait d’accoucher était portée disparue, avec un bébé de 3 jours», a indiqué Baudoin Gweha, le commandant de compagnie de Yaoundé III à nos confrères. Les investigations qui vont être entamées dans la foulée, vont conduire les gendarmes dans une chambre au quartier Borne 10, où ils vont procéder à l’arrestation de la nommée Nkoutou Danielle, qui aurait vendu son bébé pour la somme d’1 million de FCFA, ainsi qu’une mère porteuse, une berceuse, 4 nourrissons, deux acheteuses, dont une congolaise qui a déboursé la somme de 6 millions de FCFA pour deux enfants. Le promoteur de cette activité illégale a également été mis aux arrêts. Ce dernier est immédiatement passé aux aveux, arguant que les nourrissons qui séjournaient dans cette garderie n’avaient pas été kidnappés, mais plutôt déposés là par leurs génitrices, contre forte rémunération. «On savait bien que c’est pas légal, c’est pour cela que nous le faisions en cachette. Il n’a jamais été question d’aller porter l’enfant d’autrui. Tous ces enfants qui sont là, ils ont des mamans et ont a leurs contacts. On peut même faire des tests ADN. Chacune donnait son enfant après avoir perçu de l’argent», a-t-il révélé.

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