[Faits divers] Ebolowa : l'insécurité gagne la ville

Différents points de la capitale régionale du Sud sont gravement atteints. Une situation qui a suscité un arrêté préfectoral portant fermeture de certains débits de boissons. La décision de Rachel Akono Ngazang, alors préfet du département de la Mvila aurait été motivée par un bulletin de renseignement des forces de défense et de sécurité. D’après ces informations soutenues par de nombreuses plaintes d’agression et de braquage régulièrement enregistrés sur les lieux par la police et la gendarmerie, le débit de boisson «Canne à sucre » serait un haut lieu d’insécurité dans la ville d’Ebolowa. Situé au cœur de la cité, à l’ancien carrefour Tame-zou, aujourd’hui baptisé carrefour an 2000, le débit de boisson serait à en croire les services de renseignements de la ville et les riverains, un sanctuaire de prostitution et de trafic de tout genre (drogue, armes à feu, ossements humains). Surtout à des heures tardives de la nuit. En témoignent les opérations de ratissage régulièrement menées sur les lieux par la police et la gendarmerie. Jeudi, 30 août 2018, Rachel Akono Ngazang, alors préfet du département de la Mvila avait donc frappé du poing sur la table. L’autorité administrative par un arrêté préfectoral ayant pour ainsi dire, décidé de la fermeture de ce débit de boisson pour une durée indéterminée. Le sous-préfet de l’arrondissement d’Ebolowa2 ayant été chargé en ce qui le concerne et, de concert avec les responsables des forces de maintien de l’ordre de l’application de cet- arrêté. L’arrête du préfet du département dé la Mvila faisant par ailleurs mention de nécessité impérieuse de service et Impératifs d’ordre public. Depuis la décision prise par l’autorité administrative de fermer la structure, un refus catégorique d’obtempérer est opposé par le promoteur. Le débit de boissons poursuivant plutôt sereinement ses activités. Nuisances sonores, musique tonitruante pendant la nuit. Un vrai enfer pour les riverains. Des forces tapis dans l’ombre faisant ainsi obstruction à l’arrêté préfectoral. Un voyageur retenu de force par une fille de joie pour n’avoir pas payé après l’acte sexuel. La scène se déroule au lieu-dit carrefour an 2000 vers 3h00 du matin, vendredi, 06 novembre 2020. Un voyageur en provenance d’Ambam pour Yaoundé fait escale à Ebolowa vers lhOO du matin. La longue attente ajoutée à la quête de sensations fortes, le voyageur quitte l’agence, accompagné d’un ami pour se rendre au «couloir», lieu de travail par excellence des professionnels du sexe dans la ville. Belle de nuit Non loin de l’immeuble Nyangono du Sud. Sur les lieux, le voyageur aborde une belle de nuit d’une trentaine d’années et marchande avec elle des moments de plaisir. Les deux partenaires s’accordent sur le prix: 2000Fcfa. L’homme prévient toutefois qu’il a un billét de 5000Fcfa et qu’il pourrait se poser un problème de monnaie. La fille rassure qu’elle a la monnaie pour le remboursement. Le voyageur se rend donc chez la fille. Dans une chambre d’auberge, louée par cette dernière. Laissant derrière lui son compagnon. La fille témoignant qu’arrivés dans la chambre, lorsqu’elle lui tend la main pour percevoir de l’argent, «le monsieur fait comprendre que l’argent est resté avec son ami dehors et que cela ne posait aucun problème car ce dernier l’attend juste à la sortie». La fille ajoute qu’à cause de l’âge et l’air responsable de son client, elle lui a fait confiance. Les deux partenaires passent à l’acte sexuel. Au terme des rapports, ils ne trouvent plus le compagnon du voyageur à la sortie. L’homme est embarrassé. Il lance un appel téléphonique, mais la ligne de son compagnon ne passe plus. La fille est moins patiente. Elle commence à s’énerver et menace. Les voix s’élèvent du couloir et ne manquent pas d’attirer l’attention des autres travailleuses de sexe qui accourent aussitôt pour prêter main forte à leur copine. Encerclé de toute part, le voyageur implore l’indulgence des filles de nuit et propose de faire un tour dans les débits de boisson du coin pour chercher son compagnon. Les filles consentent difficilement. Le sexagénaire se met à marcher vers les bars les plus proches. A sa suite, un groupe de filles. Le voyageur cherche son compagnon partout y compris à l’agence de I voyage devant les conduire sur Yaoundé. En vain. Du côté des filles, la colère monte. Surtout qu’elles sont rejointes entretemps par une bande de noctambules prêts à en finir avec l’homme. Un premier compromis est proposé. Que le téléphone du client soit remis à la fille en gage. Proposition rejetée par cette dernière au motif que c’est très dangereux. La fille commence à pleurer son temps perdu et menace de le facturer au client. Les esprits s’échauffent de plus belle et le voyageur est désormais menacé de bastonnade. Les interventions des conducteurs de moto pour libérer l’homme s’avèrent vaines. Puis un jeune homme pris de pitié pour le sexagénaire propose de payer les 2000Fcfa à la fille pour libérer le vieux. Il tend l’argent à la fille qui le récupère non sans couvrir au passage son vieux client d’insultes et la foule se disperse.

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