[Faits divers] Douala : une opération de démolition à failli tourner au drame à Bonapriso

Un jeune homme a reçu une balle blanche ce lundi matin alors qu’il essayait de s’opposer à la démolition du domicile de la famille d’un proche. Willy Mambo, âgée d’une vingtaine d’années, a reçu une balle blanche lundi 15 mars 2021. Il essayait de s’opposer à la démolition du domicile de la famille Moume Njoh, sis à Bonapriso, non loin du carrefour armée de l’air, rapporte La Plume de l’Aigle.com. Abega Akuma, l’un des enfants de la famille, qui a également s’interposé, a été frappé et conduit en cellule par les éléments du GMI. Après l’avoir éliminé, le bulldozer est passé à l’action en rasant toute la maison avec tous les biens familiaux à l’intérieur. Mères, enfants, et petits enfants ont juste le temps de se sauver pour finir broyés. Après le départ des forces de maintien de l’ordre, les membres de la famille tentent de sauver quelques meubles. « On dit que c’est le gouverneur de la région du Littoral qui a donné l’ordre de casser », raconte un voisin, scandalisé : « Ils étaient là depuis 4h. Ils n’ont présenté aucun document de casse. Ils ont utilisé le gaz lacrymogène pour faire sortir la famille de la maison et empêcher les voisins d’intervenir», explique Serge Moni, petit-fils de la famille Moume Njoh. Une tentative de «pillage des biens » Une première tentative de « destruction et pillage des biens immobiliers et mobiliers » de la famille a eu lieu le 19 février 2021. Elle avait été ordonnée par le Procureur de la République et le préfet du département du Wouri. Ceci en violation des procédures judiciaires, d’après Me Richard Nseke Njoh-Lea, avocat des Moume Njoh. L’homme de droit dit sa colère dans une correspondance adressée au préfet du Wouri le 8 mars dernier. Une lettre dans laquelle il décrie « les abus de l’utilisation de la force publique » par le chef de terre « sans avoir la pleine mesure du dossier » opposant les ayants-droits Moume Njoh aux ayants-droits Simo. La bataille pour le contrôle des biens familiaux « La démolition n’avait pas sa place parce que l’affaire est encore pendante devant les tribunaux. Rien n’a encore été tranché », ajoute Serge Moni. Avant sa mort, le père Moume Njoh a « introduit une procédure d’immatriculation de ladite parcelle couronnée par une descente de la commission consultative et procès-verbal de bornage », explique Me Richard Nseke Njoh-Lea dans une première correspondance adressée au président du tribunal de première instance Douala-Bonapriso. C’était le 07 décembre 2020. La bataille pour le contrôle des biens familiaux est engagée après la mort de leur père. Ebenezer Eboa Moume, cohéritier (aujourd’hui décédé), va vendre la maison familiale qui les a vus naître à sieur Simo (également décédé) après avoir modifié les documents administratifs dans lesquels il laisse croire qu’il est l’unique « propriétaire » des biens laissés par sieur Moume Njoh.

Website to visit

Social

  • Mobile Apps