[Faits divers] Douala : un bébé volé à l'hôpital de district de la cité des palmiers

Le nourrisson aurait été emporté par une inconnue le 3 février 2020. Le personnel soignant soupçonné. C’est la consternation dans la famille d’Amandine Thérèse Nsingha depuis le vol de son bébé hier à l’hôpital de district de la Cité des palmiers. Selon des témoignages concordants, l’adolescente de 17 ans mentalement instable, y a accouché depuis 8 jours. De retour le 3 février pour y retirer la déclaration de naissance de sa fille, elle est apostrophée par une inconnue qui constate que ses sandales sont coupées. Cette dernière lui donne 500 FCFA en signe d’aide et l’envoie acheter une paire de sandales tout en lui demandant de lui confier la le bébé. La jeune mère qui ne se doutait de rien s’exécute. Elle est rejointe le temps de sa commission à l’hôpital par son oncle qui retrouve son bébé dans les mains de l’inconnue. Une fois de plus, la présumée voleuse va profiter du fait que le bébé a fait la selle pour offrir 2000 FCFA à l’oncle de Thérèse Nsingha, question d’acheter des couches jetables pour garnir l’enfant. Profitant de l’absence de la jeune mère et de son oncle commissionnés, l’inconnue va filer avec le nouveau-né sous les yeux et la barbe du personnel soignant et des vigiles postés pourtant à l’entrée de l’hôpital. Une fois revenue de la commission, rapportent des témoins, la jeune mère sera brutalisée par le personnel soignant pour avoir exiger son bébé en vain. Comment peut-on laisser une femme non identifiée sortir avec un bébé ? Pourquoi le personnel soignant a brutalisé la jeune femme dont l’instabilité mentale est connue. Y a-t-il une complicité du personnel soignant dans le vol de ce bébé ? Autant de questions soulevées après ce deuxième vol de bébé en un an dans cet hôpital. Les enquêtes ouvertes à la brigade territoriale de gendarmerie de Ndogbong permettront peut-être d’élucider les circonstances du vol de ce bébé et de le retrouver. La société civile à l’instar du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) s’est déjà emparée de l’affaire et porté plainte contre l’hôpital pour que la vérité soit établie.

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