[Faits divers] Crise en RCA : un mouvement rebelle menace le Cameroun

La CPC exige que Yaoundé ferme sa frontière avec la RCA, dans le but de paralyser le ravitaillement vers Bangui. Il dit parler au nom de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), un groupe de mouvements rebelles en guerre contre le pouvoir de Bangui. Dans un message audio difficile à dater, ce membre de la CPC met en garde les autorités et le peuple camerounais : «Très chers frères camerounais, fermez votre frontière ! Ne laissez pas vos compatriotes s’aventurer à Garoua-Boulaï-Bangui. La CPC, sur l’ensemble du territoire national, est en alerte maximum.» Plus loin, la menace se fait énigmatique : «VolIs êtes avertis […]. À bon entendeur, salut.» Si la CPC ne dit pas quelles sont ses intentions, dans le cas où le gouvernement camerounais ne céderait point à cette injonction, ce groupement demande de ne pas se laisser tromper par la situation en Centrafrique. Aussi, fait-il savoir : «Que le gouvernement centrafricain ne vous trompe pas. Fermez vos frontières, le pays est en guerre (…). Touadera ne contrôle que Bangui.». Puis vient cette mise en garde : «Nous, prenons le temps pour vous dire, nos très chers frères du Cameroun, fermez vos frontières, ne laissez pas vos camions quitter Garoua-Boulaï jusqu’à Bangui.» Les rebelles croient savoir que c’est à travers ce corridor que les armes et les munitions parviennent aux forces fidèles au gouvernement du président Fautin Archange Touadéra, élu à nouveau au terme des élections de décembre 2020. «Tout véhicule qui bouge, hors véhicule de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), du corps diplomatique, tout autre véhicule est considéré comme ennemi», menace ce mouvement rebelle. Depuis la nouvelle poussée de fièvre chez le voisin centrafricain, l’armée camerounaise est en alerte sur son-flanc Est. En effet, des groupes rebelles écument la frontière, coté centrafricain. En décembre 2020, des informations, relayées par votre journal, faisaient état d’une rébellion armée en gestation à la frontière, avec pour ambition de marcher sur Yaoundé : le Mouvement pour la libération du Cameroun (MLC). Nos multiples recherches électroniques, visant à retrouver des traces du fameux «Général Farfour», à sa tête, se sont avérées vaines. A noter que, fin décembre 2020, plus de 117 rebelles centrafricains en déroute ont été accueillis au Cameroun, dans la ville frontalière de Garoua-Boulaï.

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