[Faits divers] Alerte : Yaoundé dans le viseur des sécessionnistes

La capitale camerounaise est une cible probable d’une attaque séparatiste selon un message porté attribué au Dgsn. Les habitants vivent dans le doute et la crainte. Yaoundé n’est plus Yaoundé. La menace d’une attaque séparatiste plane sur le siège des institutions. La coquette capitale camerounaise s’est enveloppée d’un voile de tristesse. La nuit, cette tristesse se meut en inquiétude. En effet, dans un message porté daté du 23 janvier 2020, attribué au Délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn) Martin MbargaNguele et largement partagé sur les réseaux sociaux, le patron de la police camerounaise indique que selon des « renseignements dignes de foi » parvenus à ses services, des éléments des groupes sécessionnistes des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest seraient présents dans certains centres urbains de la ville de Yaoundé. Ces séparatistes exercent principalement l’activité de mototaxi et envisagent de s’attaquer aux << éléments des forces de défense et de sécurité en faction dans les points sensibles, en vue d’arracher leurs armes et munitions », précise le message. Selon les mêmes renseignements, une tentative a déjà été enregistrée au Boulevard du 20 mai de Yaoundé. Le Dgsn invite par conséquent les chefs des unités de police de la capitale à prendre chacun en ce qui le concerne, << des mesures appropriées en vue d’éviter lesdites opérations ». « Je rappelle que les différents services de renseignement de police, ont déjoué plusieurs attaques ces dernières année dans la capitale. La menace, elle, reste importante et tout laisse penser que cette menace restera à ce niveau-là de manière durable », a prévenu un responsable de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), service de renseignement camerounais. Vigilance « L’information donnée par le patron de ta police vient confirmer ce que tous savaient déjà », estime une source proche des forces de défense camerounaises. Jusqu’à présent, aucune autorité de Yaoundé n’a cependant souhaité réagir de manière officielle à suite de ce message porté du Dgsn. Ce dernier recommande désormais une surveillance renforcée des mouvements de populations. En collaboration avec les autorités administratives et autres forces de défense et de sécurité, la police va organiser des opérations de bouclages et de rafles dans les quartiers réputés criminogènes. Un accent doit être mis, recommande Martin MbargaNguele, sur les conducteurs des mototaxis. « La menace d’une attaque sécessionniste est réelle et notre vigilance est donc aujourd’hui renforcée, mais en même temps, il faut rassurer les Camerounais, car nous avons mobilisé tous les moyens », confie une source policière en service à la direction du renseignement de la Sûreté nationale. Les surveillances policières ont été accrues ces derniers jours dans la nuit autour des édifices publics et certains quartiers de la capitale. Plusieurs faits laissent penser que la possibilité d’un acte terroriste, que les services de l’antiterrorisme des services de sécurité n’ont jamais exclu, a pu augmenter. Plusieurs quartiers de Yaoundé sont clairement identifiés comme étant favorables aux sécessionnistes. « Il va y avoir des ratissages », annonce le commandant d’une unité d’élite de la gendarmerie nationale. Selon les informations recueillies par les services de renseignement, précise une autre source, les combattants indépendantistes sont déjà à un nombre important dans la capitale. « Actuellement, nous avons du monde partout dans la ville. C’est une guerre de mouvement », indique-t-on du côté de là Sûreté nationale.

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