[Éducation ]université de yaoundé 2,le recteur et les 2 milliards des étudiants

L’affaire défraie la chronique depuis quelques semaines. Dans une correspondance datée du 16 janvier dernier et largement diffusée sur les réseaux sociaux, le ministre de l’enseignement supérieur indique à l’intention du recteur de l’université de Yaoundé II que le premier ministre, Chef du gouvernement, a instruit la suspension du doctorat professionnel à Soa. Aussi, le patron du gouvernement demande à Adolphe Minkoa She de rendre compte de l’utilisation des 2 milliards dédiés à cette cause. « Monsieur le Recteur, J’ai l’honneur de vous demander ,sur instructions du premier ministre, Chef du gouvernement, et sans délai, de me faire tenir un rapport circonstancié Indiquant : -le nombre et la liste exhaustive des personnes précédemment inscrites en doctorat professionnel à l’université de Yaoundé II. Vous s’y ferez une présentation par filière .spécialité et indiquez éventuellement les critères ayant régi leur sélection ;-les sommes collectées au titre de leur frais de scolarité ainsi que l’affectation de ses fonds », écrit Jacques Fame Ndongo, le ministre de l’enseignement supérieur et Chancelier des Ordres académiques. Et d’ajouter, « vous indiquerez pour ce second point si ces frais de scolarité ont été versés dans un compte régulier, si le mode d’ordonnancement a respecté les règles d’usage , tout en précisant si les clés de répartition (service commun et établissement ). ont été respectés et vous indiquerez aussi leur sort, c’est-à-dire l’affectation de ces fonds, et si possible les montants dus à chaque doctorant concerné. En outre, le rapport circonstancié attendu devra être accompagné par des pièces justificatives ». Selon des sources concordantes, environ 400 étudiants ont versé chacun 450 000 Fcfa depuis prés de deux ans sans subir la moindre formation. Rappelons qu’il y a quelques mois, le nom d’Adolphe Minkoa She, actuellement recteur de l’université de Yaoundé, a été cité dans une liste des personnalités interdites de quitter le territoire national. Cette liste qui a largement circulé sur les réseaux sociaux émanait de la délégation générale de la sûreté nationale. Une information qui n’a jamais été officiellement démentie.

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