[Éducation] une manifestation des candidats violemment reprimée à l'Enam

C’est une manifestation de protestation des candidats malheureux au dernier concours d’entrée à la prestigieuse l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (ENAM) dispersée ce lundi matin à Yaoundé. Ces derniers se disent surpris de ne pas avoir leurs noms dans les nouvelles listes publiées la semaine dernière par le ministère de la fonction publique et de la réforme administrative. Pour exprimer leur ras-le-bol, ils ont bruyamment investi le siège de L'ENAM ce matin. Le mouvement de contestation a été vite dispersé par la police. On signale des blessés légers. Cette sortie des candidats relance la polémique qui s’enflamme sur la crédibilité des résultats de ce concours. En fin de semaine dernière, dans une lettre ouverte adressée à Paul Biya, un magistrat, fait de graves révélations sur les pratiques d’admission à l’ENAM. Il évoque entre autres moyens d’admission à cette école la corruption. «Les prix d’achat souvent élevés varient entre 5 millions et 8 millions pour le cycle B (niveau Bac) et de 7 à 12 millions pour le cycle A (niveau licence et magistrature). Le dimanche 08 septembre 2019 dernier, le ministre de la fonction publique Joseph Le a signé des arrêtés modificatifs visant à corriger « des incohérences » présentes dans les différentes listes des résultats d’admission aux concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature au tire de l’année académique 2019/2020. « Les vérifications effectuées, ont permis de confirmer l’admission définitive des intéressés auxdits concours et d’établir que la présence des mêmes noms sur les listes d’attente ne relève que d’une malencontreuse erreur matérielle » explique le ministre de la fonction publique et de la réforme administrative dans un communiqué. Chaque année, l’Ecole nationale d'administration et de magistrature (ENAM) connaît des scandales qui décrédibilisent l’institution et ses dirigeants.

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