[Éducation]recrutement dans les universités d'État,les candidats appellent Biya au secours

Ils supplient le président de la République de rétablir l’équité et la justice dans ce processus de recrutement, en instruisant le Secrétaire général des services du Premier ministre, de considérer leur candidature. Paul Biya est appelé à arbitrer le conflit qui oppose désormais certains fonctionnaires candidats au recrutement de 549 enseignants dans les universités d’Etat au Cameroun et la Commission centrale de supervision desdits recrutements. C’est que les candidats ayant concouru viennent d’être exclus d’un processus de recrutement auquel ils étaient préalablement éligibles. Dans une lettre ouverte adressée au président de la République dont nous avons tenu copie, ils crient leur colère. « Nous, membres du Collectif des enseignants du secondaire et du primaire titulaires des Doctorats/Ph. D et candidats au recrutement des enseignants dans les universités d’État du Cameroun, venons par la présente correspondance, auprès de votre illustre personnalité, porter à votre connaissance notre injuste épuration systématique des listes des candidats retenus dans diverses universités et contester les nombreuses injustices dont nous sommes victimes depuis la première phase dudit processus qui déjà tarde toujours à aboutir », écrivent-ils. Les candidats en cours de recalage expliquent que la note signée par Séraphin Magloire Fouda, président de la Commission centrale de supervision des recrutements, et qui les élimine est « en violation de l’équité et la justice » et n’a « aucun fondement légal, social et même politique ». Selon eux, il est difficile à comprendre qu’après avoir pris part aux différentes auditions dans les universités, et participé de bout en bout au processus de recrutement que les règles du jeu changent au moment de l’attente des résultats, « pour une épuration sans fondement légal ni juridique de certains candidats employés de l’Etat, notamment ceux des secteurs de l’éducation ». De leurs avis, cette situation est d’autant plus difficile à comprendre du fait que lors de la première phase de la même opération, les fonctionnaires avaient été admis et que pendant la deuxième phase l’on décide d’exclure les fonctionnaires. Ce d’autant plus que le statut de la fonction public leur donne pleinement le droit de candidater à ce recrutement. « Considérant le préjudice moral qu’une telle injustice nous causerait, dans i’optique de restaurer la confiance, de rassurer les candidats fonctionnaires injustement exclus et d’éviter de nouvelles situations susceptibles de détériorer le climat social et donner Heu à un spectacle comme celui observé aux mois de décembre 2019 et janvier2020 devant le ministère de l’Enseignement supérieur, les membres du Collectif des enseignants du secondaire et du primaire titulaires des Doctorats/Ph. D et candidats à la deuxième vague de l’opération de recrutement des enseignants dans les universités d’État du Cameroun », implorent le président de la République de rétablir « l’équité et la justice dans le processus de recrutement actuellement en cours, en instruisant le secrétaire généra! des services du Premier ministre, de considérer candidatures des fonctionnaires ». Aussi, réclament-ils « un reversement pur et simple des candidats enseignants fonctionnaires dans le corps des enseignants du supérieur en utilisant le levier de changement de corps encadrer par le décret portant sur l’organisation de la procédure du changement de corps, l’autorisation de concourir délivrée par notre ministre de tutelle pouvant être considéré comme son avis motivé ».

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