[Éducation] Nalova Lyonha : le Bacc ou l'eau Bacc ?

On peut lui reprocher d’avoir été l’épicentre du déclenchement de la crise anglophone qui ne cesse de faire couler du sang et des larmes depuis plus de quatre années. On peut lui reprocher ses commerces douteux et contre-productifs avec les opérateurs locaux de téléphonie mobile pour les inscriptions dans les établissements secondaires. Inutile de se rappeler ses responsabilités dans les causes lointaines de la crise anglophone, qui fait toujours couler du sang et des larmes plus de quatre années après. C’est secondaire. Son incapacité à enseigner la probité morale aux chefs d’établissements secondaires publics, enrayer la vente des places dans les lycées et à se pencher sur les frais faramineux des Apee aura encore plus que déplorable en cette année 2020. Pour la rentrée scolaire 2020-2021, elle a été incapable de procéder aux déploiements des personnels enseignants des établissements publics. Un préfet a été obligé de le faire à sa place, dans un département du Cameroun. Le grand évènement dans l’enseignement au Cameroun en 2020 ne sera pas le corona virus qui a chamboulé l’année scolaire et universitaire. C’est le Baccalauréat 2020. Ce sera la session la plus rocambolesque et la plus insolite de ces dix dernières années au Cameroun. Les universités étrangères qui ont généralement des doutes, sino du mépris pour le Baccalauréat camerounais se sont trouvé renforcées dans leurs suspicions. L’eau était tellement haute, que le bac a coulé. Chargé qu’il était déjà, avec des monnayages de notes et le niveau désolant des élèves des classes terminales au Cameroun. Le « bacc de la honte », comme avait titré un journal de la place. Un élève a été emprisonné pendant quelques jours, alors des responsables de l’Office du Baccalauréat étaient tout simplement ‘suspendus’ pour quelques mois sans incidences sur leurs casiers judiciaires. Refusant de s’assoir au banc des accusés, la ministre multipliera des subterfuges pour faire oublier sa responsabilité première. Elle a ainsi ruiné à jamais la réputation d’une session du Baccalauréat camerounais, qui paraitra toujours comme une session viciée. Nul doute que certains admis au baccalauréat 2020 ont un pëTi de honte à s’en vanter pendant de longues années.

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