[Éducation ]Meiganga,sur les chantiers abandonnés de l'Egem

Sur le terrain les chantiers lancés en 2017, sont à l’abandon. Les enseignements se font dans les collèges, lycées et parfois dans les domiciles privés transformés en salle de cours. Le chantier du bloc pédagogique et administratif, du laboratoire et des ateliers de l’école de géologie et d’exploitations minières de Meiganga (Egem) est à l’arrêt depuis des mois. En cette période des pluies, des herbes ont envahi ces infrastructures dont la communauté universitaire de Meiganga attend la fin des travaux depuis des années, pour que les étudiants de l’Egem, encore sans locaux, puissent bénéficier des commodités adéquates pour leur formation. Depuis sa délocalisation à Meiganga et son ouverture le 21 novembre 2011, date de la rentée de la première cuvée des élèves de cette école, le problème d’infrastructure demeure une véritable préoccupation. Sur les 100 ha de terrain offert à l’université de Ngaoundéré dans la petite localité de Djalo, les différentes infrastructures tardent à sortir du sol. Lancés pour durer 4 mois en janvier 2017, depuis lors les travaux sont à l’arrêt. Il s’agit de la construction de la direction de l’école, d’un amphi 500, de bureaux connexes et d’un laboratoire. Les travaux financés par le budget d’investissement public (Bip). À la direction de l’école à Meiganga, rien ne filtre sur les causes réelles de l’arrêt des travaux. « Il faut aller à Ngaoundéré ; c’est là-bas que tout se gère. L’entreprise a plié bagage depuis longtemps » confie un responsable de l’Egem à Meiganga. Au rectorat de l’université, les responsables de l’institution universitaire évoquent le manque de moyens financiers avec la crise sanitaire actuelle. Et un autre d’ajouter que les travaux de construction des blocs pédagogiques et du laboratoire sont gérés directement par le ministère de l’Enseignement supérieur à Yaoundé. Pourtant, interrogé par un sénateur de la région de l’Adamaoua, le ministre d’Etat, Jacques Fame Ndongo affirmait que l’école dispose de salles de cours, de laboratoire, d’ateliers et que l’Egem fonctionne normalement. Et le ministre de l’Enseignement supérieur d’ajouter que : « l’Ecole de géologie et d’exploitation minière de Meiganga, dans le Mbéré, puisqu’elle a été délocalisée à Meiganga fonctionne bel et bien avec des amphis, des ateliers, comme toute école qui se respecte » Un tour à Meiganga renseigne que l’école ne dispose encore d’aucun amphi théâtre, encore moins de laboratoire. « Nous nous débrouillons à faire les cours dans les quartiers dans les locaux provisoirement acquis par l’Ecole auprès des particuliers et des établissements d’enseignements secondaires, depuis sa création. A ce jour, l’école ne dispose pas d’amphis ni de laboratoire, c’est une triste réalité pour une grande école comme celle-ci qui a pour mission de former des ingénieurs et des techniciens en génie minier au Cameroun » confie un élève de l’école, qui a requis l’anonymat. Après neuf ans de fonctionnement, l’Egem de Meiganga n’a pas encore de blocs pédagogiques et administratifs, encore moins un laboratoire. Enseignants et étudiants se débrouillent comme ils peuvent pour que les enseignements se tiennent. Les travaux d’infrastructures engagés depuis 2017 sont à l’abandon. Une situation qui est générale au sein de l’université de Ngaoundéré, où les travaux de construction des laboratoires de la Faculté des sciences, du bloc administratif de l’école des sciences médicovétérinaires et de l’Amphi 500 de la faculté des arts lettres et sciences humaines, sont à la traine depuis plus de dix ans, sans les différents marchés ne soient livrer.

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