[Éducation] Le torchon brûle entre Etoundi Ngoa et des instituteurs

Un mouvement syndical des ex maîtres de parents, a craché son venin face à la presse la semaine dernière à Yaoundé Ce n’est pas (encore) la grève que comptent faire les instituteurs contractualisés depuis deux ans par le gouvernement, mais on n’est plus loin de là. D’autant plus que «le ministère de l’Education * de base [Minedub] empêche les avancements», accuse Germain Ndi Amougou, chargé des affaires juridiques du Syndicat national des instituteurs contractuels et maîtres de parents (Snicomp). Certes «il y a eu des victoires, mais beaucoup de défis restent encore à relever ainsi que des combats. Depuis que la lutte est menée, il y a une lueur d’espoir mais depuis un temps, il y a une stagnation dans notre département ministériel. On est beaucoup plus pris en considération lorsque nos préoccupations sont portées dans d’autres structures car là-bas ils sont pris en compte et résolus», dénonce Charles Koung, président du Smcomp. « Les enseignants sont éprouvés par le fait cftFiIs ont un ministre qui ne les motive pas. Leurs dossiers sont bloqués dans leur ministère, notamment ies avancements automatiques qui étaient supposés être virés dans les salaires; depuis deux ans rien n’est fait. Il>y a des dossiers qui sont bloqués à la Fonction publique faute d’actes d’avancements», détaille Germain Ndi Amougou. On apprend que le syndicat a pris l’engagement de suivre ces dossiers, mais «les dossiers ont été rejetés parce que le ministère de l’éducation de base exige que les enseignants concernés viennent eux-mêmes; ce qui fait qu’ils doivent abandonner leurs classes pour venir suivre les dossiers au ministère», se révolte le responsable juridique du Smcomp. C’est que, «quand tu veux un avancement, il faut attendre six mois. Il faut magouiller et si tu ne le fais pas. tu ne seras pas satisfait», enfonce une institutrice. Saluant au passage le ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative (Minfopra): «Il est très sensible à nos problèmes. C’est notre père; il résout très facilement nos problèmes», témoigne-t-elle. La situation des recrues de la 2ème vague est davantage préoccupante «Recrutés en 2020. ils n’ont pas toujours eu de. matricules, encore moins de salaire », souligne-t-on. Grève Le Snicomp a rencontré la presse la semaine dernière pour réchauffer ces problèmes qui ont fait l’objet d’un préavis de grève annoncé le 02 décembre 2020 et attirer l’attention de la communauté nationale sur les misères de ceux dont dépend l’avenir des élèves camerounais. Le Syndicat avait alors soulevé neufs préoccupations dont l’exigence d’avancement et de prise en solde automatiques (en relevant que seulement 2% des 6000 instituteurs qui ont été sevrés d’avancement, ont pu être satisfaits), la dénonciation des recrutements par voie de concours « alors que la première phase a montré de grandes limites », l’apurement des arriérés de vacation des examens qui « sont pas toujours payés dans toutes les régions et départements malgré toutes les promesses et dotations budgétaires qui ont été faites jusqu’ici, l’apurement des arriérés de salaires des instituteurs recrutés en 2016 et « qui n’ont pas toujours eu leurs rappels salariaux à ce jour », la prise en compte de l’ancienneté des recrues lors de leur recrutement, le paiement de la prime de fidélisation dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême nord « qui reste sans suite à cause des dénonciations de malversations survenues dans sa redistribution aux instituteurs », le détournement des primes de rendement,- le paiement d’allocations familiales, primes de sujétion. La grève avait été désamorcée par Laurent Serges Etoundi Ngoa, le Minedub. A en croire les dirigeants du Snicomp, ces préoccupations étaient au menu d’une audience à eux accordée le 24 décembre 2020 par la Directrice , des ressources humaines du Minedub, et ils sont reçu des assurances du suivi de leurs problèmes à. travers une lettre du secrétaire général » du ministère employeur le 19 février dernier. Mais jusqu’ici, ils attendent des actes concrets. Le secrétaire général leur ayant pourtant garanti que la loi des Finances 2021 avait prévu une enveloppe budgétaire destinée à la prise. en charge des revendications salariales. De quoi retarder le mouvement d’humeur.

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