[Éducation ]le recteur de l,université de Dschang accusé de tribalisme

Du président au membre en passant par les rapporteurs, le jury de la soutenance de la thèse de la candidate Alice Norra Wouedjie Thegue est exclusivement composé des ressortissants de la région de l’Ouest. L’Université de Dschang va abriter dans les prochains jours, la soutenance de la thèse de Alice Norra Wouedjie Thegue, juriste de formation, spécialisée en Droit et Politiques Juridiques. Ladite thèse a pour sujet « L’institutionnalisation du programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique comme politique commune dans les relations internationales en Afrique ». Sujet bien approprié puisque Alice Norra Wouedjie Thegue s’intéresse aux politiques agricoles africaines. On espère donc cette étape sera décisive pour elle et que l’agriculture au Cameroun et en Afrique bénéficiera d’une révolution en termes des méthodes et techniques culturales modernes. Seulement, cette thèse se présente déjà comme une bombe à retardement, qui pourra encore occuper le devant de la scène dans les débats d’amphithéâtres et médiatiques les plus nauséabonds et incendiaires avec une réputation pour le moins au rabais pour l’image du Cameroun, dont les thèmes tels que la paix, le vivre ensemble et l’équilibre régional passent pour l’ADN. C’est que, alors que le jour de la soutenance, dont le sujet est ci-dessus présenté, reste entendu, elle charrie déjà en elle les germes de sa contestation. Comment comprendre que, dans un pays comme le Cameroun, dont la réputation en termes de matière grise, d’hommes de science fait autorité en Afrique centrale en particulier et en Afrique et dans le monde en général, le jury ne soit constitué exclusivement que des ressortissants d’une seule et unique région ? Du président au membre en passant par les rapporteurs, le jury de la soutenance de la thèse de la candidate Alice Norra Wouedjie Thegue n’est composé que des ressortissants de la région de l’Ouest-Cameroun. Il s’agit de : président : Luc Sindjoun, Professeur, Université de Yaoundé II ; des rapporteurs : Nadine Machikou Ngami, Professeur, Université Yaoundé II ; André Kayo Sikombe, Maitre de Conférences, Université de Yaoundé II ; Joseph Keutcheu, Maitre de Conférences, Université de Dschang ; et du membre : André Tchoupie, Professeur, Université de Dschang, directeur de thèse. Où sont passés les Professeurs : Owona Nguini, Moukoko Mbonjo, Yves Paul Mandjem, Fabien Nkot, Aboya Manasse, Aba Jean Daniel, Messanga Nyamding, Ekambi Dibongue, Guy Mvelle, Jean Njoya, Ibrahim Mouiche, Luc Atanga, Loth Diwouta, Ateba, Laurent Nzang, Ntuda Ebode, Magellan Ombala, pour s’arrêter que là, qui font la fierté du Cameroun ? Une telle soutenance de la thèse de Doctorat Ph.D, au cas où elle reçoit une mention honorable, pourra-t-elle être reconnue dans le milieu restreint des doctes et de la science au Cameroun et ailleurs ? Et les membres du jury ainsi constitué sont-ils appropriés pour statuer d’après les critères qui président à la ressource humaine pour la compréhension d’une thèse portant sur l’agriculture sans que la coloration tribale et donc du favoritisme et d’ethno fascisme puisse l’emporter sur la rigueur scientifique? Puisqu’ici on voudrait à tout prix « promouvoir » la tribu au détriment du mérite… De quoi a-t-on peur pour ne pas associer les ressortissants d’autres régions du Cameroun et pourquoi pas d’Afrique (puisque le sujet de la thèse en donne raison) au jury de la thèse de Mme Alice Norra Wouedjie Thegue ? Tant de questions et bien d’autres qu’on se pose.

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