[Éducation ]l'université de yaoundé 2 va se doter d'un logiciel anti-plagiat

Le recteur, Adolphe Minkoa She, l'a annoncé le mardi 4 août 2020, au cours d’une cérémonie dédiée à l’instauration d’une charte éthique et déontologie de l’université. L’Université de Yaoundé II, Soa, veut éradiquer la fraude et le plagiat dans le processus de validation des thèses de doctorat en son sein. La reproduction illicite des contenus est une pratique qui a souvent pignon sur rue dans le milieu universitaire au Cameroun, et cette institution universitaire veut dompter ce fléau en se dotant d’un logiciel anti-plagiat. L’annonce a été faite le mardi 4 août 2020 par le Recteur, Adolphe Minkoa She, au cours d’une cérémonie dédiée à l’instauration d’une charte éthique et de déontologie au sein de son université. Ce dernier est parti du constat que la recherche doctorale et même postdoctorale reste encore en proie à des manquements sur le plan éthique au sein de son institution. «Tout ceci est producteur de désordre académique et a justifié la mise en place d’un test anti-plagiat obligatoire dans le processus de validation des thèses de doctorat préalablement à toute autorisation de soutenance. Je profite de l’occasion pour annoncer l’acquisition prochaine par l’Université de Yaoundé II d’un logiciel anti-plagiat à la faveur du correctif budgétaire adopté au titre des ajustements nécessités par le financement des mesures de lutte contre la pandémie de la COVID-19», a-t-il déclaré, dans des propos relayés par le quotidien Le Jour de ce mercredi 5 août 2020. Cette mesure participe de la lutte contre les mauvaises pratiques dans le campus de Soa, sous-tendues par la charte nouvellement instituée. Laquelle résulte de «deux interpellations venant du ministère chargé du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) et du ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup) le 13 mai 2020 portant rappel des principes et des obligations relatives à l’éthique et à la déontologie professionnelles et académiques dans l’enseignement supérieur», a confié le vice-recteur en charge du contrôle interne et évaluation, Edmond Biloa, à nos confrères de Le Jour. Les actions des instances précitées sont motivées par des manquements observés au sein du milieu universitaire, en l’occurrence le harcèlement sur toutes ses formes, l’absentéisme répété et impuni de certains personnels au lieu du service, la corruption dont certaines procédures administratives et académiques au MINESUP et des institutions d’enseignement supérieur font l’objet, le non-respect du principe de l’objectivité du savoir, l’usurpation de qualité, des titres et des grades…

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