[Éducation]l'ADDEC porte plainte contre le recteur de l'Université de Yaoundé 1

L’organisation qui défend les droits des étudiants accuse le Professeur Maurice Aurélien Sosso de « destruction de biens, vol des biens, menaces, trafic d’influence ». L’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (ADDEC) veut traîner le recteur de l’université de Yaoundé I en justice. Elle a décidé de porter plainte contre le recteur de l’université de Yaoundé 1 et l’unité en charge de la sécurité sur les campus pour « destruction de biens, vol des biens, menaces, trafic d’influence ». Dans un communiqué l’ADDEC précise que la plainte, déposée au commissariat du 5ème arrondissement de Yaoundé a essuyé « un refus de décharge » de la part des policiers. L’ADDEC rapporte que tout a commencé le 12 septembre 2019. « En matinée, des agents de cette unité (en civile et en tenue) en mission commandée ont cassé et emporté notre plaque en bordure de route, puis sont allés à notre siège (qui se trouve hors de l’enceinte du campus) dans le but d’en découdre avec quiconque s’y trouve. Heureusement notre siège était fermé et par la grâce de Dieu, aucun membre ni visiteur étaient présents pour subir leur furie. D’un air menaçant, ils n’ont pas hésité à menacer avec véhémence les voisins et à emporter notre deuxième plaque qui se trouve à l’entrée de notre siège ». L’ADDEC écrit que ses investigations ont révélé que ces actes « barbares » sont consécutifs à son opération de « Préinscription en ligne gratuite ». Une opération qui lui permettrait « d’accompagner » les futurs étudiants dans une procédure de préinscription en ligne. « Par cette opération, nous aurions mis en péril des intérêts mafieux fondés sur la surenchère des frais payés par les bacheliers ». Dans sa plainte, l’ADDEC le relève et souhaite que l’enquête « approfondisse ses investigations dessus. » L’ADDEC entend à travers cette action contre le professeur Maurice Aurélien Sosso et Cie réclamer justice et sécurité pour ses membres « qui se voient être finalement pris à partie par des gros bras du recteur de façon répétée. Cet acharnement à notre endroit impunément toléré par les autorités de Police doit cesser ! Nous n’avons pas hésité à souligner au commissaire que nous engageons la responsabilité du recteur sur toute agression que subirait un de nos membres quelque soit le lieu car ces individus ont montré à visage découvert leur détermination à nous faire subir des brimades », ajoute Guy Talla dans le communiqué en rapport avec la plainte contre le recteur.

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