[Éducation]Enseignement supérieur,671 enseignants candidats au changement de grades

Ils sont soumis à la sentence du Comité consultatif des institutions universitaires (CCIU) qui table depuis le 25 novembre 2020 à Yaoundé. 209 aspirent au grade de Chargé de cours, 308 au grade de Maître de conférences, et 154 au grade de Professeur titulaire. Ce sont au total 671 enseignants d’universités qui postulent au changement de grades. Les dossiers proviennent des différentes universités d’Etat et feront l’objet d’une évaluation du Comité consultatif des institutions universitaires (CCIU) qui statue depuis le 25 novembre dernier à Yaoundé. D’après le Pr Richard Laurent Omgwa, secrétaire permanent du CCIU, les critères de sélection sont précis. Pour passer au grade de Chargé de cours, explique-t-il, le postulant doit justifier d’une année d’ancienneté, au moins une publication, un rapport administratif et un rapport pédagogique favorable. Pour le grade de Maître de conférences, il faut une ancienneté de 4 ans, avoir six publications scientifiques et passer une audition, diriger au moins six mémoires. Enfin pour passer Professeur titulaire, il faudrait 4 ans au moins au grade de Maître de conférences, avoir dirigé au moins deux thèses de doctorat, avoir participé à des conférences, séminaires et faire preuve d’autorité dans votre domaine. Si ces critères sont connus des postulants, la qualité des membres du CCIU est récusée par le Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNES). Dans un communiqué signé le 23 novembre 2020, le SYNES fait état de ce que dans l’arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur (MINESUP) le 4 novembre 2020 portant renouvellement des membres des. commissions scientifiques spécialisées du CCIU, «il ressort des situations iniques telles que la désignation des personnes décédées, des chargées de cours nouvellement promus et n’ayant pas d’expérience en matière de recherche et d’experts, la reconduction de membres ayant siégé depuis plus de six ans, l’inégale répartition des experts entre les différentes universités d’Etat, l’absence inexpliquée de certains au sein des sous-sections», dénonce le syndicat. Le SYNES déplore par ailleurs sa mise à l’écart dans le processus d’élaboration des décisions portant sur le corps des enseignants du supérieur. Il demande au MINESUP, Jacques Fame Ndongo de corriger cette situation. Lui qui prône impartialité, objectivité comme maîtres mots des évaluateurs qui ont le pouvoir de décision sur les carrières des enseignants.

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